Noël Chadaré, Sg Cosi-Bénin : « Nous sommes en partie satisfaits …et nous attendons un autre acte »

La rédaction 29 mars 2022

Enfin le gouvernement a bien réagi, il faut bien le reconnaitre même si la réaction a tardé de venir. Mais il n’est jamais trop tard de bien faire. C’est une bonne décision pour soutenir les populations qui sont en détresse, en souffrance dans cette cherté de la vie avec la montée vertigineuse des prix des produits de premières nécessités et dde grandes consommations. C’est quand même un gros effort qui a été fait. Si cela devrait être appliqué, ça devrait avoir une incidence pour les produits importés : le riz, les pates alimentaires, etc. C’est donc une bonne chose que le gouvernement a fixé les prix, à résonner à ses réajustements sur l’électricité pour revenir au tarif de 2021 ainsi que le prix des ciments, etc. Mais on a oublié certains produits importants comme l’essence qui est toujours à 600 Fcfa, ce qui est un peu gauche. Et il faut que le gouvernement pense à subventionner comme dans d’autres pays. C’est un début, mais il faut que le gouvernement commence à faire baisser les prix d’autres produits alimentaires comme maïs, gari, etc. Maintenant, il faut des actes et un suivi pour les concrétiser cette décision. Le ministère du commerce, qui est resté là presque inexistante par rapport à ces surenchères des produits de premières nécessités sur le marché, a un défi à relever dans cette concrétisation avec sa direction de contrôle des prix sur le terrain. Défi, parce qu’il y aura des grincements de dents. Des gens qui vont créer des pénuries artificielles pour dire qu’il n’y a pas de ciment, de gazoil, ce qui nous amènera dans une situation où on va anéantir les efforts du gouvernement. Autre chose, c’est que la population doit accompagner le gouvernement puisque le ministère du commerce à lui seul ne suffit pas. Il faut nous puissions nous organiser entant que citoyen et pratiote pour alerter sur les pénuries articielles, l’augmentation des prix voire le non respect des décisions du gouvernement. Nous sommes en partie satisfaits par rapport à ce qui a été décidé et nous attendons un autre acte. C’est vrai que le gouvernement a écouté la voix des centrales syndicales au cours du meeting géant à la bourse de travail ainsi que celle de la population en détresse. Mais, au cours ce meeting nous avons fait deux demandes : faire baisser les prix des produits de premières nécessités qui connaissent une hausse vertigineuse des prix. Et l’autre aspect, c’est la régularisation des salaires annoncés depuis décembre soit une réalité. Qu’on nous dise enfin combien on augmente dans le secteur public et celui privé. Donc, il y a une insatisfaction pour laquelle nous n’avons pas encore la réponse. Il faut que le gouvernement nous appelle d’ici la semaine pour qu’on sache l’indice d’augmentation du Smig et ainsi que de la hiérarchisation des salaires.





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