Noël Chadaré, Sg Cosi-Bénin : "Nous sommes relativement satisfaits… Nous allons continuer de secouer le cocotier …"

Patrice SOKEGBE 7 décembre 2022

A l’issue du Conseil des Ministres en date du 7 décembre 2022 relative à la revalorisation des salaires des Agents de l’Etat, le Secrétaire général de la Confédération des Organisation Syndicales Indépendantes du Bénin (Cosi-Bénin), Noël Chadaré, a donné son point de vue sur les dernières décisions prises. A ce sujet, il a estimé que sa satisfaction est relative, étant donné la situation des retraités ainsi que des travailleurs du secteur privé n’a presque pas changé.

LIRE UN EXTRAIT DES PROPOS DE NOËL CHADARE, SG COSI-BENIN

« J’ai écouté le compte rendu du conseil des Ministres de ce jour. Nous avons constaté que c’est la copie rendue à la rencontre Gouvernement-Centrales Syndicales représentatives qui est revenu dans le Conseil des Ministres. Donc, quelque part, il y a de la sincérité et le respect de ce qui est retenu ensemble. Ce que nous avons surtout constaté, c’est que notre requête relative au démarrage de la mise en application de ces décisions a été acceptée. Nous avions souhaité que la revalorisation des salaires prenne effet au dernier trimestre de l’année 2022, et le conseil des ministres vient nous préciser qu’elle démarre dès Décembre 2022. Le gouvernement vient ainsi de couper la poire en deux. Nous prenons acte de cela. On peut dire aux travailleurs de prendre les choses comme cela. On peut reconnaitre que quelques efforts ont été faits, même si ce n’est pas ce qu’on aurait souhaité. On souhaitait avoir les 3 derniers mois au minimum. Nous sommes relativement satisfaits. Mais seulement, ce qui n’a pas marché, c’est que les retraités doivent se contenter de 3% du point indiciaire. C’est insignifiant. En dehors de cela, en ce qui concerne les travailleurs du secteur privé, nous avions dit qu’il fallait trouver un mécanisme pour amener les employeurs à relever les salaires des employés, étant donné qu’ils sont aussi des Béninois et qu’ils sont assujettis au même pouvoir d’achat que ceux du secteur public. On n’a pas vu concrètement un mécanisme pour revoir les salaires des travailleurs du privé. Il faut rappeler que le Chef de l’Etat a rejeté la hiérarchisation des salaires. Nous constatons donc que rien n’a été fait pour bousculer le patronat. Tout coûte cher actuellement. Les travailleurs du secteur privé doivent faire face à la facture d’électricité, à la facture d’eau, au prix de l’huile, du riz et autres produits de première nécessité. C’est le point noir de cette revalorisation. Nous allons continuer de secouer le cocotier en espérant que les noix de coco tombent encore plus ».

Propos recueillis par Patrice SOKEGBE





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