Non-paiement de salaire aux Ame : Les aspirants protestent, Urbain Amégbédji apaise et rassure

La rédaction 27 octobre 2021

Ils ont déposé la craie conséquence, les activités académiques sont bloquées. Ce sont les aspirants au métier d’enseignant en service au CEG Pahou qui, de concert avec leur collègue de quelques établissements publics du Bénin ont déclenché dans la journée de ce lundi 25 octobre 2021, un mouvement de protestation.

Les aspirants au métier d’enseignant auraient déclenché un mouvement symbolique de débrayage sur l’ensemble du territoire national pour dénoncer leurs conditions de vie et de travail. Principal motif de ce mouvement pacifique de débrayage, le non-paiement du salaire du mois de septembre. Il s’agit selon le sieur Awissi Kokou, initiateur de la protestation d’arborer des banderoles rouges en signe de protestation, quitte à corser le mouvement les jours et semaines à venir, si leur cri de détresse n’était pas entendu par les autorités. Informé, le directeur général de l’Agence nationale pour l’emploi (Anpe) rassure que les dispositions idoines sont en cours pour libérer les salaires dans le courant de la semaine. Pour, Urbain Amègbédji, Dg Anpe : « Rien n’est fait à leur désavantage ». Il poursuit « Nous avons fixé une borne supérieure et une borne inférieure au contrat. Et comme le disent les Belges, en dehors de ces deux périodes, ils auront à faire les neuf (09) mois. Il n’y a pas de problème là-dessus. Du 20 septembre 2021 au 1er juillet 2022, ils auront à faire 9 mois de travail. Nous prenons le mois plein chaque fois pour qu’ils soient payés, y compris les périodes de congés, chômés et tout cela est pris en compte. Le contrat tel que c’est défini dans la nouvelle politique du gouvernement fait que nous les payons au mois. Nous ne les payons plus à l’heure mais en veillant quand même à ce qu’ils fassent un minimum d’heure pour qu’ils puissent mériter d’être payés. Mais nous ne sommes pas exigeants sur les congés, les périodes de jours fériés et autres. Donc, il n’y a pas de problème. Je voudrais avant qu’ils ne décident d’aller en mouvement, qu’ils veuillent bien prendre contact pour mieux comprendre ce qu’il en est parce que je n’ai reçu aucune demande ou motion de leur part. Mais nous sommes dans un pays de liberté. Je ne peux pas les empêcher. Je crois que le gouvernement n’a pas encore fauté en leur donnant un contrat. Il n’y a pas encore quelque chose qui a été fait et qui soit à leur désavantage. C’est les salaires de septembre et octobre qui leur sont dus. Lesdits salaires sont déjà envoyés au Trésor. Je crois que dans la semaine, ils auront la bonne nouvelle. Le Trésor va saisir les banques et donc, il n’y a pas de problème. Ils auront de très bonnes nouvelles dans la semaine ».
Signalons que ce mouvement de grève n’émane pas de l’instance faîtière qui est la Fédération nationale des collectifs des enseignants pré-insérés du Bénin (Fénacépib), qui à travers un communiqué signé du chargé à la communication, a nié toute implication de ce qu’elle qualifie d’ « actions sensationnelles, émotives ».
Landry SOKEGBE (Stag)





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