Oléman Prévert DJOSSOU sur PCT et Langue à composer par tous les candidats au BEPC 2023 : “C'est une bonne réforme… Ces élèves sont chanceux”

22 décembre 2022

Ce n’est plus qu’un secret de polichinelle. Le BEPC session de 2023 se veut différent des autres. Et pour cause, la réforme initiée par le gouvernement où les candidats sont appelés à composer en PCT et en Langue. L’enseignant d’Espagnol, Oléman Prévert DJOSSOU se prononce sur cette première experience.

Comment appréciez-vous cette nouvelle réforme dans le secteur de l’éducation ?
C’est une bonne réforme en ce sens qu’elle permet à l’élève de ne pas abandoner trop tôt les sciences physiques chimie et technologie (PCT) ou les langues étrangères (l’Espagnol ou l’Allemand). Puisqu’entre-temps, arrivé en classe de 4ème dans certains établissements, l’élève avait le choix entre PCT et Espagnol, et donc devient directement scientifique ou littéraire. Aujourd’hui, il étudie d’abord les deux et c’est après le brevet d’études du premier cycle (bepc), qu’il pourra continuer les cours dans la série qui lui conviendrait.

Quelles sont les dispositions que vous avez prises à l’avènement de cette réforme ?
Pas de dispositions particulières en Espagnol puisque dans notre collège, nos élèves candidats au BEPC avaient étudié aussi bien la PCT que l’Espagnol en classe de 4ème. Alors, cette année, nous suivons le programme de la classe de 3ème sans difficulté majeure.

Comment appréciez-vous ces types d’élèves ?
Ces élèves sont chanceux. Étudier simultanément la PCT et une langue étrangère, c’est recevoir davantage de connaissances. C’est vrai que ceux qui voudraient abandonner une matière parmi les deux pour se sentir légers devront s’y accommoder et réussir d’abord au bepc.

Y a-t-il des difficultés que vous rencontrez au niveau de ces élèves ?
Comme nous l’avions précédemment dit, pas de difficulté majeure. L’adaptation est rapide même pour l’élève qui n’avait pas étudié l’Espagnol en 4ème et qui vient de le commencer en 3ème. Donc, en ce qui concerne notre matière, les choses vont bon train.

Comment arrivent-ils à assimiler les notions ?
Nous captons leur attention pendant que nous expliquons minutieusement le cours. Nous donnons des exercices qu’ils doivent faire avant d’arriver à la séance suivante. Nous nous assurons qu’ils recopient les cours. Nous insistons pour qu’ils lisent les prises de notes à la maison.

Des interrogations en passant par le 1er devoir du 1er semestre, quelles sont, de façon simple, les statistiques ? Ces résultats sont-ils prometteurs ?
l’Espagnol n’a souvent pas été une bête noire pour les apprenants lorsque l’enseignant motivé, je dis bien "motivé", s’applique avec aisance. En un mot, actuellement les notes qu’ils obtiennent nous rassurent. Dans l’une de mes deux classes de 3ème, au premier devoir surveillé, c’est 100% de moyenne et dans l’autre, 98%.

Votre mot de la fin
Notre mot de la fin ne sera pas lié à la thématique. Permettez-nous cela, monsieur le journaliste. Ce sera plutôt une invite à l’État pour donner une nouvelle orientation au système éducatif. Que l’État diminue le nombre d’heures de cours dans chaque matière au premier cycle. Par exemple, ramener le cours de Français à 4 heures d’horloge par semaine en lieu et place de 6 heures ; l’Anglais, l’Espagnol, la PCT, les SVT... à 3heures ou à 2heures de temps. Puis insérer les matières telles que la couture, la soudure, la pâtisserie... pour qu’à l’avenir la bureaucratie ne siège plus dans le mental des produits sortis de l’école. Suivez mon regard !
Propos recueillis par Mahussé Barnabé AÏSSI





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