Piraterie maritime dans le Golfe de Guinée : La menace persiste, de nouveaux otages pris aux larges du Bénin

Fulbert ADJIMEHOSSOU 22 avril 2020

La piraterie maritime, c’est un monstre de mer. Elle refait surface aux larges des côtes béninoises. En effet, des alertes venant du secteur maritime font état de prise d’otages. Selon les informations rapportées dans le bulletin maritime, le porte-conteneurs Tommi Ritscher, d’une capacité de 5 000 TEU, battant pavillon portugais en provenance du Congo-Brazzaville a été attaqué le 19 avril à l’ancrage de Cotonou. Aux dernières nouvelles, notamment celles provenant du maritime bulletin ce 21 avril, « 11 membres d’équipage abrités dans la citadelle sont en sécurité. 8 membres d’équipage qui avaient été pris en otage sont portés disparus, vraisemblablement kidnappés par des pirates ». Mais les circonstances de l’enlèvement d’une partie de l’équipage de ce navire dont le capitaine selon l’Agence Reuters est un bulgare, ne sont pas encore élucidées.
Cette situation intervient après la série de kidnappings enregistrée dans la région, notamment à Lomé et à Cotonou il y a quelques mois. 9 marins du navire Bonita avaient été kidnappés à environ 9 miles de la passe d’entrée du port de Cotonou le 2 novembre 2019. Il s’agit du Commandant dudit navire et de 8 membres de l’équipage qui ont été libérés plus tard, après 35 jours de captivité.

Des défis persistants
En réalité, le golfe de Guinée en Afrique de l’Ouest reste une zone à risque pour les enlèvements et les vols à main armée. Le Bénin ayant pris la mesure de la situation a décidé de renforcer l’autorité de l’Etat en mer tant sur les prérogatives de l’État dans son espace maritime que sur l’emploi de la force en mer. Selon le décret adopté le 6 novembre 2019, portant renforcement des mesures de protection, de sécurité et de sûreté des navires en rade à Cotonou, « tout navire de commerce, quelle que soit sa nationalité, au mouillage dans les espaces maritimes sous souveraineté de l’Etat béninois et plus particulièrement en zone d’attente du port de Cotonou, avec l’accord du capitaine, doit accueillir à son bord une équipe de protection armée à charge de la République du Bénin ». Mais il est plus que jamais important d’aboutir à une synergie d’actions entre les Etats pour plus d’efficacité.





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