Port de voile en Islam : Une obligation dans une société en pleine mutation

30 novembre 2022

Le voile, réparti en plusieurs catégories telles que l’hijab, le jilbab et le niqab, représente des signes pour distinguer la femme musulmane. Permettant aussi de couvrir les parties du cou laissées par des habits, le voile, autrefois obligatoire, est devenu sous le prétexte de la vie moderne, une question de préférence.

La sourate 33 verset 59 du coran dit : « O Prophete ! Dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et éviteront d’être offensées. Dieu est Pardonneur et Miséricordieux ». A travers ce verset, Dieu ordonne à son prophète Mohamed qu’Allah le bénit et le salue de demander aux croyantes de se couvrir de leurs voiles. Cela permet de les distinguer des autres femmes. De plus, le port de voile est une obligation religieuse venant directement d’Allah. Elle représente la soumission d’une femme à son créateur et son lien avec la foi. « Je me voile parce que c’est une recommandation en islam et la religion l’exige », affirme fariath, étudiante. Plusieurs personnes partagent cet avis et pensent qu’elles se voilent parce qu’elles aiment le faire. Chez d’autres, le port de voile est une contrainte. C’est le cas de Maridiath qui explique que sa maman la réprimande quand elle ne se voile pas. Elle soutient que l’école coranique lui a apprise que la tête d’une bonne femme ne doit pas laisser sa tête à l’air libre. Et ce faisant, on s’éloigne ainsi du bonheur. Omolara confirme l’idée et ajoute qu’aimer l’Islam, c’est commencer d’abord à se voiler. Selon elle, cela permet de ne pas se laisser guider par le ‘’djinn’’. Le voile représente ainsi une fierté pour la femme musulmane et est également un signe de pudeur. Alpha Hanane affirme « le corps de la femme est sacrée, il faut donc la cacher. Tout ce qu’elle doit montrer ce sont ses mains, ses pieds et son visage. Le prophète Mahomet a dit : « dans une maison ou la fille a atteint la puberté, elle doit se voiler. Sinon les anges la maudissent ». D’autres ont un avis contraire et pensent qu’il importe peu de se voiler. Pour eux, il revient à la femme de choisir si elle doit le faire ou pas. C’est le cas de Nouriath qui dit qu’elle ne se voile pas, parce que le voile lui donne de la chaleur et que cela la dérange assez. Eniola, quant à elle, dit que le voile est interdit à l’école mais elle se voile à la maison. Nana, stagiaire dans une entreprise de finance, ne se voile pas parce qu’elle estime qu’en se voilant dans son lieu de travail, cela peut diminuer ses chances d’embauche. Elle ajoute qu’elle ne se voile pas tout le temps surtout en période de chaleur. Sachant wassi quant à lui, souligne que lorsqu’on ne se voile pas, c’est un grand péché. Chaque fois qu’on s’oppose donc à une obligation d’Allah, l’on doit donc s’attendre à des punitions de sa part. Allah n’a pas légiféré la punition du non port du voile comme il l’a fait pour d’autres transgressions telles que l’adultère, le vol, le mensonge etc qui sont aussi de grands péchés. Le verdict du non port de voile n’incombe donc qu’à Allah. Il pense que dans certains pays, si les femmes sont réprimandées pour cela, c’est parce que le port de voile est légiféré dans ces pays et celles qui s’abstiendraient à ne pas le faire s’expose à la rigueur de la loi. Ce qui n’est pas le cas au Benin.

Quid des lycées et collèges et universités ?
Le port de voile est interdit dans les lycées et collèges. Selon certaines autorités d’établissements, l’apprenant qui porte un voile doit l’enlever au portail, et l’enfile à la sortie des cours. Pas plus tard que la semaine dernière, l’administration de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (Enam) a interdit certaines pratiques, notamment le port du foulard. Sachant Wassi ajoute que le coran recommande d’obéir à Allah, au prophète Mohamed et aux autorités, car toute autorité vient de Dieu. La récompense du port de voile est auprès de Dieu. Alpha Hanane complète que la femme est autorisée à montrer sa tête seulement aux parents et à son mari. Lorsque le voile lui donne de la chaleur, elle peut l’enlever dans la maison et le remettre. Elle n’est pas autorisée à laisser sa tête à l’air libre. Lorsque l’on consulte des ouvrages historiques de différentes époques et de différents âges, on constate que les femmes se couvrent modestement dans toutes les sociétés. La femme musulmane doit donc faire fi des opinions des autres sur le voile parce qu’à sa mort, seuls ses actes vont la sauver.
Faikoth IGUE (stag)





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