Portrait d’un humanitaire : Madrick Tonakambio, une sterne au secours de l’Afrique

Fulbert ADJIMEHOSSOU 19 janvier 2021

Les sternes sont des oiseaux qui voyagent sur de distances incroyables. Ils poursuivent sans relâche, aux quatre coins du globe, la lumière du jour. Et avec d’autres jeunes, Madrick Tonakambio veut ressembler à ces plus grands migrateurs du règne animal. Le Président de l’Association de jeunes volontaires, Sterna Africa suscite depuis quelques années une lueur d’espoir au sein des communautés défavorisées. « Ces oiseaux bougent tout le temps. Nous voulons aussi pouvoir aller partout où le besoin se fait sentir pour une Afrique plus solidaire », confie -t-il.
Titulaire d’une maîtrise en droit des affaires et carrière judiciaire, Madrick se retrouve plutôt à conquérir autrement la justice pour les plus démunis des communautés d’Afrique. Volontaire des Nations Unies en 2014, il a pris goût au terrain. Scout et ancien servant de messe, il retrouve ainsi sa vocation dans le service des autres. « J’ai pris goût à cette aventure du don de soi. Sur le terrain, j’ai été confronté à des situations qui m’ont forgé et défini mon choix de carrière, servir, sans rien attendre en retour ».
Le Président de l’Association Sterna Africa croit que la jeunesse peut tout. Déjà trois ans qu’il se bat pour faire germer cette idée. Avec Nicolas, un volontaire français, ils sont parvenus à formaliser l’association en décembre 2019 et à l’étendre dans 5 pays : Togo, Burkina-Faso, Côte d’Ivoire, Congo Brazzaville et Bénin. « Les fondateurs sont tous d’anciens volontaires qui ont décidé de se mettre ensemble. Nous avons eu la chance d’être accompagnés par d’autres jeunes. Le but est de continuer dans cette lancée pour l’éducation, la protection et la défense des droits des enfants de même que la protection de l’environnement. « J’aimerais bien qu’il y ait plus de jeunes dans ce monde. Parce que plus on sera nombreux, moins il y aura de misère dans le monde. La jeunesse est capable du changement ».
Aujourd’hui, les sternes sont fiers d’avoir impacté 3768 personnes l’année dernière. En retour, ils ont le sentiment d’avoir servi. « J’ai démarré en ayant conscience que c’est du bénévolat. Ce qui aurait pu être une raison d’arrêter dès le départ. Les gratifications que nous recevons en donnant sont complètement différentes. Pour nous qui sommes croyants, nous avons quand même beaucoup de béatitudes derrières. Le plus simple des gestes à l’endroit des gens vous procure beaucoup de grâces », rassure le Président de Sterna Africa. L’ancien volontaire des Nations Unies pense créer une ferme pour donner la chance aux enfants de la rue de créer un monde meilleur.





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