Portrait : Didier Ayibatin, le banquier des entreprises

16 novembre 2020

Financier passionné, Didier Ayibatin présente d’excellents états de service pour porter au pinacle la nouvelle Banque internationale pour l’industrie et le commerce (BIIC). A 49 ans, le spécialiste des financements structurés entame ses fonctions de directeur général de la BIIC avec confiance et espérance.

« Méticuleux », « talentueux », « exigeant »… Ceux qui le connaissent ou ont travaillé à ses côtés ne tarissent pas d’adjectifs pour le définir. Didier Ayibatin, malgré sa jeunesse, est déjà un financier au long cours avec une carrière bien riche menée essentiellement à l’ombre des places financières en Europe et notamment à Londres. Son cursus universitaire a été marqué par un goût prononcé pour la gestion et la finance et a été couronné par un Master of Science de la London Metropolitan University, spécialité « International Trade and Transport ».
Didier Ayibatin s’est illustré pendant 17 ans à plusieurs postes de responsabilités comme à Europe Arab Bank Plc., ABC INTL Plc. et Bank Leumi UK Plc. Pendant huit années, l’inconditionnel des divers séminaires de la Chambre internationale de commerce de Londres a mis son expertise au service de la prestigieuse Zenith Bank LTD à Londres. Avec une maestria technique reconnue, il a assuré, à ses divers postes, la gestion des fortunes, des crédits, de la promotion des produits bancaires, du financement du commerce international, des financements structurés, etc. Il est réputé avoir « un don particulier pour établir de bonnes relations entre les gens et trouver des solutions ». Le quadragénaire est surtout un passionné des financements structurés. Cet outil « aide les entreprises à financer des actifs spécifiques et/ou des projets, prenant, entre autres, la forme d’une combinaison de plusieurs apporteurs de fonds et preneurs de risques : fonds propres, prêts subordonnés, prêts ordinaires, couvertures de taux et assurances de risques ». Lorsqu’ils sont basés sur un prêt bancaire, « les financements structurés sont souvent sollicités dans le cadre de grands projets à long terme, d’acquisitions ou d’actifs immatériels ». Avec sa fine connaissance des financements structurés, Didier Ayibatin présente le profil parfait pour être à la tête d’une banque dédiée au financement des projets d’envergure mais également aux PME/PMI, le maillon clé de la croissance de toute économie.
Remarqué pour son entregent et sa compétence et rigueur techniques, M. Ayibatin avait été appelé en 2015 pour assurer les fonctions de directeur général adjoint de la Banque africaine pour l’industrie et le commerce (BAIC) avant d’assurer, à partir de 2018, l’intérim du directeur général. Aujourd’hui, il est l’un des acteurs majeurs du processus de la fusion de la BAIC avec la Banque internationale du Bénin (BIBE). Une opération qui a permis à l’Etat béninois de rationaliser son actionnariat dans le secteur bancaire, permettant ainsi à la BIIC de devenir l’unique banque de l’Etat opérant à Cotonou avec un capital porté en septembre dernier à plus de 82,5 milliards de francs CFA.
Après avoir travaillé, ces cinq dernières années, à la tête d’une banque spécialisée sur le segment industriel et commercial africain, il est désormais du sérail et bénéficie pleinement d’une légitimité incontestable doublée d’un crédit relationnel qui augure d’une belle audience pour la BIIC.





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