Pour préserver la santé publique à Cotonou : Le procureur Togbonon poursuit les responsables des cabinets médicaux non autorisés

Arnaud DOUMANHOUN 25 juillet 2018

Fin de règne pour les cabinets de soins clandestins dans le département du Littoral ! Le procureur Gilbert veut combattre la peste et faire restaurer l’autorité de l’Etat dans la cité économique. Il est un secret de polichinelle, qu’au mépris des textes en vigueur, plusieurs cabinets médicaux non autorisés pullulent à Cotonou, et opèrent, en toute illégalité, avec des agents peu qualifiés, ou parfois ne disposant d’aucune qualification pour le métier. Le phénomène est en pleine expansion, et le procureur Gilbert Togbonon entend prendre ses responsabilités. Il a décidé de poursuivre tous les responsables des cabinets médicaux non autorisés. Car, en cette matière, force doit rester à la loi 97-020 du 17 juin 1997 fixant les conditions de l’exercice en clientèle privée des professions médicales et paramédicales, dont les six décrets d’application et les différents arrêtés fixant des normes et conditions particulières sont quotidiennement foulées au pied. La faible couverture sanitaire ne devrait pas servir de motif pour créer des mouroirs, surtout qu’à Cotonou, le mal peut être évité avec la multitude de centres agréés qui suppléent l’Etat. L’œuvre de salubrité publique engagée par le procureur Togbonon vient à point nommé, quand on sait que les inspections, prévues à l’article 20 de la loi 97-020 du 17 juin 1997, se font désirer, et quand elles sont commises, les rapports sont souvent infructueux, parce que des agents se laissent soudoyer sur le terrain.
La détermination du procureur pourrait véritablement faire bouger les lignes dans cette lutte engagée par le Bénin depuis plusieurs années déjà contre les établissements sanitaires non autorisés qui opèrent au mépris des normes sanitaires et sécuritaires, avec un personnel non qualifié. En effet, selon le recensement du secteur privé de la santé au Bénin mené dans le cadre du Projet ‘’Renforcement des résultats en matière de santé à travers le secteur privé’’, et financé par l’Usaid, les cabinets médicaux non autorisés font 45,3 % sur les 2851 établissements privés de santé recensés en 2014 sur l’ensemble du territoire national, soit plus de 1280. Après la lutte enclenchée et réussi contre les faux médicaments, l’Etat vient ainsi, à travers le procureur Togbonon afficher sa détermination à assainir un secteur longtemps resté à l’abri de décisions courageuses en dépit de l’existence d’un cadre légal, et plusieurs dispositions règlementaires. La santé n’a pas de prix et Togbonon est sur la bonne voie.





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