Prévention contre le coronavirus au Bénin : Redoubler de vigilance

Angelo DOSSOUMOU 9 mars 2020

L’heure est grave. Une alerte suite au passage et au séjour au Bénin d’une porteuse du coronavirus et depuis lors, la sérénité affichée par les autorités politico-administratives par rapport aux mesures prises pour prévenir et gérer l’épidémie qui fait le plus parler d’elle actuellement laisse place aux interrogations. Si pour l’instant, il est prématuré de tirer des conclusions qui ont pu être à la base d’une méprise, l’évidence est que plus que jamais, du coronavirus, le Bénin n’est pas à l’abri. D’ailleurs, des affres de ce virus qui ne s’arrête plus de se propager, des pays aux grands moyens sur les plans sanitaire et sécuritaire n’ont pu échapper. Raison pour laquelle, en attendant d’en savoir plus sur toutes les personnes qui ont été en contact avec la porteuse du coronavirus qui a transité par le Bénin, la rigueur doit être de mise pour ne pas dire la vigilance redoublée.
Déjà que des pays développés aujourd’hui déclarés zones à risque ont du mal à gérer cette épidémie, autant ne pas imaginer un Bénin confronté à des cas de coronavirus. Alors, c’est le moment pour qu’à tous les niveaux de responsabilité, personne n’oublie que prévenir vaut mieux que guérir. Pour cette raison et c’est d’ailleurs, la réalité dans nombre de pays qui se respectent depuis les ravages du coronavirus, la mise en quarantaine est systématique pour tous les voyageurs en provenance des zones à risque. Ce qui veut dire qu’au niveau de nos différentes frontières, il ne doit pas manquer du nécessaire pour faire face à la menace de l’épidémie. Mais, je doute bien qu’actuellement, ça soit le cas surtout qu’un fait qui n’est pas anodin nous démontre que le mal rôde sérieusement autour de notre pays et qu’il y a vraiment lieu de passer à la vitesse supérieure en ce qui concerne les mesures de prévention. De surcroît, entre le temps d’incubation du virus et la confirmation de la maladie, il est très facile de ne rien voir venir et que le porteur soit, entre-temps, devenu un sérieux vecteur de l’épidémie. Aussi, avec des symptômes semblables au paludisme et les risques que peuvent courir le corps médical appelé à accueillir les malades donc de potentiels porteurs du coronavirus, il y a des efforts de dotation à faire de ce côté-là.
En définitive, ne nous voilons pas la face. Posons-nous les bonnes questions. Ce qui est sûr, au Bénin, au Nigeria, au Togo, au Sénégal et j’en passe, l’alerte coronavirus n’est pas une blague et il urge de prendre le taureau par les cornes et cela suppose une bonne stratégie de communication. Car, elle reste au-delà de tout, le premier élément pour garantir l’efficacité dans la prévention surtout que l’impression qui se dégage c’est que jusqu’ici, les populations ont tendance à croire que c’est une épidémie pour les autres. Mais même s’il ne faut pas encore céder à la panique, agissons et au plus vite.





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