Prévisions saisonnières : Ce que réservent Juillet, août et septembre

Fulbert ADJIMEHOSSOU 8 juillet 2021

Après les perturbations enregistrées en début de la grande saison au Sud du Bénin, les regards sont tournés vers les trois prochains mois. Les prévisions pour cette période encore plus sensible de l’année sont dévoilées hier par Météo Bénin.

Avis aux producteurs. Il faudra « utiliser les variétés à cycle court qui résistent mieux à la sécheresse ». C’est une des recommandations de Météo Bénin, qui devrait désormais constituer un réflexe dans un contexte de changement climatique. En dévoilant les perspectives des prévisions saisonnières de 2021, l’Agence nationale de la Météorologie a mis à nouveau l’accent sur ce point. Ensuite, elle a prévu des cumuls pluviométriques déficitaires dans l’Atacora, Donga et l’Alibori et des cumuls excédentaires dans le Borgou pour Juin-Juillet-Août et Juillet-Aout-Septembre.
Météo Bénin a aussi prévu des dates de début précoces à la normale dans la partie nord du pays et tardives dans les localités de l’Alibori et du centre du pays. Les dates de fin de saison pourraient être tardives. Quant aux séquences sèches, elles pourraient être courtes en début et à la fin de saison ». Au niveau des bassins, les écoulements seront plus intenses comparativement à la moyenne sur trois décennies.
Par contre, dans la partie méridionale, la saison tire à sa fin. La période Mars-Avril-Mai 2021 aura été marquée par une précocité dans le démarrage de la grande saison pluvieuse avec un déficit pluviométrique prononcé et des poches de sécheresses longues. Les producteurs subissent déjà les conséquences.
Cependant, les écoulements d’eau dans les basses vallées de l’Ouémé, du Mono, et du Couffo sont à suivre de près. Selon Météo Bénin, ils pourraient connaître une tendance excédentaire dans la plupart des bassins côtiers.

Les dispositions à prendre
Face aux risques, Météo Bénin demande d’éviter l’occupation anarchique des zones inondables, surtout en milieu urbain, de faciliter aux producteurs l’accès aux semences améliorées, notamment celles à hauts rendements qui sont adaptées aux conditions pédoclimatiques locales. « Il est recommandé d’exploiter les eaux disponibles, à travers la promotion de l’irrigation, des cultures de décrue et de l’aquaculture, en particulier dans les plaines inondables. Il faut des variétés à cycle court qui résistent mieux à la sécheresse et veiller à une gestion intégrée des ressources en eau pour une meilleure prise en compte des différents usages, notamment les besoins des barrages hydro-électriques et des aménagements hydroagricoles », rappellent les prévisionnistes. Il y a aussi lieu de diversifier les pratiques agricoles, à travers notamment l’adoption de techniques de gestion de l’eau à la parcelle et la promotion de l’irrigation et du maraîchage.





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