Processus d'élaboration des Rapports Alternatifs dus aux organes des traités : Les Osc, sous le leadership du ReSPESD, appuyé par Educo, affûtent leurs armes

Patrice SOKEGBE 1er mai 2022


Faire le point du niveau d’évolution du processus d’élaboration du Rapport Alternatif relatif à la Charte Africaine des Droits et du Bien-être de l’Enfant (CADBE) et actualiser la feuille de route devant servir de boussole aux acteurs de la protection de l’Enfant au Bénin, tel est l’objectif de l’atelier ayant réuni ces derniers, le vendredi 29 avril 2022 à SOS Village d’enfants d’Abomey-Calavi. Cet atelier s’inscrit dans la logique de la mise en œuvre du Programme BJ2073 porté par le ReSPESD sous financement de Educo-Bénin. Ce fut une occasion pour les organisations de la société (la Maison de la Société Civile, le FODDEB, Close, CIPCRE, CBO-EPT d’échanger sur les techniques de collecte des données, à la lumière des recommandations faites à l’Etat, de constituer les groupes thématiques et d’actualiser la feuille de route. Pour Maxime Agoua, Chargé de programmes du ReSPESD, « Ce n’est pas le ReSPESD qui nous invite, c’est plutôt tous les enfants du Bénin pour lesquels nous nous battons admirablement bien sur le terrain. Nous sommes ici, parce que nous tenons à la réalisation des droits des enfants béninois, conformément aux engagements pris par l’État béninois. L’Etat béninois a pris, en effet, des engagements pour donner le meilleur à ses enfants », a-t-il dit.

Pour mémoire, le Bénin a ratifié des conventions internationales, notamment la Charte Africaine des Droits et du Bien-Etre de l’Enfant et devra traduire dans les actes les exigences qui s’y trouvent. Non seulement l’Etat béninois doit faire en sorte que les conditions de vie des enfants béninois respectent leur dignité mais également leur bien-être intégral.
Aussi, doit-il produire un Rapport-pays aux fins de rendre compte des diligences faites en faveur du bien-être de ses enfants. Mais, toutes propositions gardées, on est en droit de soutenir que le niveau de mise en œuvre ou de respect de ces conventions et traités demeure faible, nonobstant les efforts consentis, ici et là, par l’État béninois. Cet état des choses est, vraisemblablement, dû, non seulement à un faible engagement politique mais aussi, à la faiblesse des ressources dont dispose le pays pour financer les interventions nécessaires en vue de se conformer aux engagements souscrits. À l’instar du Rapport-pays attendu en Novembre 2022, le ReSPESD et autres faitières telles que le Forum des organisations de défense des droits de l’enfant au Bénin (Foddeb), la Coalition Béninoise des Organisations pour l’Education Pour Tous (CBO-EPT), le Comité de Liaison des Organisations Sociales de défense des droits des Enfants (CLOSE) et la Maison de la Société Civile se sont inscrites dans une démarche anticipative en vue de produire le Rapport alternative, dans les meilleurs délais.
Au terme de la rencontre conduite par Innocencia Guèdègbé, Présidente du présidium, la lumière est faite sur les techniques de collecte de données en lien avec les recommandations faites à l’Etat, la feuille de route a été actualisée, les groupes thématiques ont été constitués et des responsabilités attribuées à toutes les parties prenantes au processus, chacune selon son domaine de prédilection.





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