Promotion du secteur agricole sur le ‘’Club de l’économiste’’ : Valère Houssou évoque les opportunités qu’offre le Fnda

Arnaud DOUMANHOUN 14 décembre 2020

Promouvoir l’investissement privé et servir de levier pour mobiliser et capter des ressources. Telle est la mission assignée au Fond national de développement agricole (Fnda) que préside Valère Houssou. Invité sur l’émission ‘’Le Club de l’économiste’’, jeudi 10 décembre 2020 à Cotonou, il va exposer aux médias et entrepreneurs les opportunités qu’offre le Fonds ainsi que les conditions d’éligibilité. A en croire Valère Houssou, le Fonds peut opérer des investissements directs à travers ses guichets 1 et 2 sous forme de subventions, ou à travers les banques et les Sfd pour ce qui concerne le guichet 3, afin de mobiliser les ressources nécessaires au secteur. Au dire du Directeur général du Fnda, Valère Houssou la stratégie de financement du secteur agricole de 2021 à 2030, exige la mobilisation de 2374 milliards FCfa. La création du Fnda facilite donc l’accès des promoteurs à la garantie des prêts, la bonification de taux de d’intérêt dans certains cas, l’appui à la préparation des dossiers bancables grâce à son partenariat avec les Prestataires de services non financiers (Psnf), les projets et programmes.
Valère Houssou indique les activités éligibles doivent être liées aux filières prioritaires promues par les Agences territoriales de développement agricole (Atda) à savoir l’ananas, l’anacarde, le maraichage, le maïs, le riz, le manioc, le soja, le karité, le coton, l’aquaculture, le palmier à huile, l’arboriculture fruitière, la viande et le lait et les œufs de consommation. Le financement sollicité peut aussi servir à l’acquisition d’équipements et moyens de production, de transformation, de stockage, de conservation et de transport/distribution. Aussi, l’acquisition d’intrants agricoles spécifiques, le renforcement de fonds de roulement, la mise à disposition de crédits de commercialisation et/ou d’exportation. Au titre des entreprises, les bénéficiaires éligibles sont les Petites et moyennes entreprises (Pme) agricoles et les Petites et moyennes industries (Pmi) agricoles, les coopératives de producteurs ou de transformateurs immatriculées, les Groupements d’intérêt économique que sont les petits exploitants agricoles organisés en coopératives immatriculées et les petits exploitants/producteurs agricoles individuels disposant d’un Ifu.

Selon les propos du directeur, la création du Fnda, procède de la volonté du gouvernement béninois, de pallier le manque de financement exprimé par les acteurs du monde agricole. Un instrument public dédié au financement de l’agriculture, « un secteur qui nourrit au moins 7 béninois sur 10 ».
Pour l’invité, les acteurs ont besoin de ressources adaptées avec des taux d’intérêt supportables. Le Fnda créé, offre donc une certaine souplesse en la matière et se démarque des banques par le respect d’un ratio réglementaire.
Activités éligibles

100 milliards FCfa pour faciliter l’accès au crédit
Le gouvernement de la République du Bénin a doté le guichet 3 du Fonds national pour le développement agricole (Fnda), permettant d’aller au crédit à travers les banques et Sfd, d’un abondement de 100 milliards Fcfa, en vue de permettre aux producteurs de bénéficier des facilitations financières liées à l’accès au crédit et au taux d’intérêts. A travers ce fonds, les banques financent les Pme/Pmi agricoles au taux d’intérêt : de 9 % l’an maximum (2 % l’an aux bénéficiaires de la bonification) et les Systèmes financiers décentralisés (Sfd) financeront les petits producteurs et exploitants agricoles, au taux d’intérêt maximum de 12 % l’an (2 % l’an aux bénéficiaires de la bonification).

Pour bénéficier de l’appui du Fnda, il faut être de nationalité béninoise, disposer d’une carte de l’Identifiant fiscal unique Identifiant (Ifu), avoir une existence juridique (Registre de Commerce, au Immatriculation au Maep pour les coopératives)





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