Ratification et mise en œuvre de la charte de l’eau : Les experts à l’école de l’Autorité du bassin de la Volta

Isac A. YAÏ 2 juillet 2019

Mise en œuvre de la charte de l’eau. Les six Etats membres de l’Autorité du bassin de la Volta, ont examiné et validé le 14 décembre 2018, à Lomé au Togo, cet instrument règlementaire et juridique de référence, pour une gestion et une utilisation concertée des ressources en eau et de ses secteurs connexes dans le bassin. C’est à juste titre qu’il se tient à Cotonou, depuis hier, et ce pour deux jours, un atelier d’information, de sensibilisation et d’appui au processus de ratification et de mise en œuvre de la charte de l’eau, du bassin de la volta.
« La rencontre des deux jours à Cotonou, j’espère, vous offre l’opportunité, non seulement d’avoir accès aux informations essentielles mais aussi de clarifier les rôles et responsabilités des différents acteurs concernés dans le cadre de la promotion de la gestion intégrée des ressources en eau du bassin de la Volta, notre commun patrimoine… », a déclaré le représentant du ministre de l’eau et des mines, le professeur Youssouf Abou.
En effet, après la validation de la charte, et en vue de préparer conséquemment les différents pays du bassin au processus de ratification de cette charte par le parlement de chaque Etat membre, il est apparu nécessaire d’engager un processus d’information et de sensibilisation des principaux acteurs afin de mieux les outiller de sorte à leur permettre de jouer efficacement leurs rôles dans cette phase terminale de ratification.
Il faut rappeler que l’autorité du bassin de la Volta a été librement créée, le 19 janvier 2007 par les six Etats (Togo, Burkina-Faso, Côte-d’Ivoire, Ghana, Mali…) ayant en partage le fleuve Volta et a pour mandat de : « promouvoir une concertation permanente et un développement durable pour un partage équitable des bénéfices en vue de la réduction de la pauvreté et d’une meilleure intégration socio-économique ». Il s’agit entre autres de mettre en œuvre une gestion intégrée des ressources en eau (la Gire), pour le partage équitable des bénéfices à travers la réalisation d’ouvrages et des projets communs ou d’intérêt commun pour l’amélioration du cadre de vie des populations vivant dans le bassin.
« Je voudrais rendre hommage aux points focaux nationaux de l’ABV et FEM ainsi qu’aux cadres de nos six Etats pour leur implication remarquable dans le processus d’élaboration de la charte depuis son démarrage en mai 2017 jusqu’à ce jour. L’adoption formelle de la charte et ses ratifications par le parlement de chacun des Etat de l’ABV constitueront, à nos yeux, un acte fort qui concrétisera leur réelle volonté de coopérer pour une gestion intégrée, concertée et paisible de la Volta », a déclaré le directeur exécutif de l’autorité du bassin.



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