Reboisement à base d’essences fruitières : Une plus-value à rechercher pour l’économie verte

Fulbert ADJIMEHOSSOU 2 juin 2020

L’engouement baisse, les impacts aussi. Après trois décennies de célébration de la Journée Nationale de l’Arbre, on assiste à une quête permanente d’engouement, d’innovation et d’impacts. L’une des innovations qui pourraient cristalliser l’attention et être bénéfique aux communautés tout en apportant une plus-value à l’économie, c’est le reboisement à base d’essences fruitières. L’idée est suscitée de plus en plus dans les coulisses, selon nos sources. Mieux, sur le plateau Environnement de Canal 3 Bénin, elle a été évoquée par le Professeur Brice Sinsin, spécialiste en conservation des ressources naturelles. « Chapeau au Gouvernement qui veut lancer un grand programme de reboisements à partir d’essence fruitière. J’espère qu’il va y croire comme un grand programme national qui va donner de l’emploi et va continuer à verduniser nos écosystèmes et permettre de faire du business. Je vous parle du Baobab, vous voyez de gros fruits : il y a différentes richesses dans le baobab. Il y a d’autres opportunités sous régionales », a-t-il laissé entendre.

Reboiser et transformer l’économie
Si le programme arrivait à être mis en œuvre, il pourra être sous le modèle de la filière de bois suscitée. Les fruits peuvent servir à l’autoconsommation sur le marché national, à la transformation par des industries agroalimentaires ainsi qu’à une exportation sur le marché sous régional et international. Un reboisement sur la base d’arbres fruitiers permet aussi de maintenir une certaine biodiversité, réduit les problèmes de propagation de maladies bactériennes, de champignons présents dans les monocultures, évitant ainsi l’utilisation de produits chimiques. Avec une possibilité de reboiser pour se nourrir, et créer de l’emploi, une nouvelle dynamique pourrait naître autour de l’enjeu écologique.





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