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Recrudescence des crimes rituels : Alerte, on tue dans les couvents !

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Le sacrifice humain est en vogue dans les couvents. Le fait devient récurrent et en ces temps qui courent, la police républicaine, soit déterrent des ossements humains ou des corps sans vie, soit appréhendent ces prêtres de divinités communément appelés ‘’hounnon’’ qui se livrent, à l’abri des regards, à des crimes rituels. Ce n’est pas une rumeur. Les faits font froid dans le dos et à juste titre sèment la panique dans l’opinion publique. Dans la nuit du dimanche 11 mars 2018, au quartier Tanvè dans la commune d’Agbangnizoun, dans le département du Zou, le sieur Michaël, un jeune homme de 27 ans a égorgé son épouse qu’il a vidé de son sang pour un fétiche. Le corps de la victime, Inès Afossogbé, une jeune femme de 24 ans, mère d’une fillette, gérante d’un centre de photocopie situé à quelques encablures du Ceg Wakon, a été retrouvé dépourvu de certains organes. La Brigade d’Agbangnizoun a interpellé l’auteur de ce crime crapuleux. Environ un mois avant, notamment le 3 février 2018, le corps sans vie d’une femme a été retrouvé amputé de ses parties intimes, dans une palmeraie à Agondozoun, dans le département de l’Ouémé, plus précisément dans la commune d’Akpro-Missérété. Pour ce crime, Hounnon Kpessè, de son vrai nom Victorin Avagbo et ses coaccusés sont mis en prison, le 15 février à Porto-Novo.

Ces fétiches qui se nourrissent du sang humain
En effet, ce féticheur n’était pas à son premier forfait. Une perquisition à son domicile, et ce fut des découvertes macabres : crâne humain frais, cheveux de femmes, organes imbibés de sang frais, pagnes et perles de la dame assassinée. Il a finalement été mis hors d’état de nuire grâce à une fillette de 12 ans, qu’il aura enlevée et violée, ensuite conduite au lieu du sacrifice dans la brousse, mais la petite lui échappa au cours de la nuit. Dans le département de l’Atlantique, les cas sont légion. Celui qui a défrayé la chronique remonte également au mois de février 2018. Deux jeunes hommes âgés entre 19 et 23 ans ont disparu le 15 février au quartier Womey, dans la commune d’Abomey-Calavi, et leurs cadavres ont été retrouvés à Adjra Hounvè dans l’arrondissement de Pahou, suite à une enquête ouverte par la police républicaine. Les officiers ont à l’occasion, procédé à l’arrestation du présumé coupable, le féticheur Alfred Loko Gohoungo, ainsi que huit autres individus soupçonnés de complicité. Selon les recoupements, les victimes, qui au passage seraient des cybercriminels, s’étaient rendues au domicile du féticheur pour un rituel qui vise à forcer un ‘’client’’ à leur verser une certaine somme d’argent. L’opération a marché, et c’est au moment du partage du butin que l’incident se serait produit chez le féticheur. Les présumés coupables sont aujourd’hui derrière les barreaux. Au quartier Maria-Gléta, un enfant habitant dans une maison à étage avec ses parents serait descendu au rez-de-chaussée et porté disparu depuis lors.

A quand la fin de la saignée ?
La liste n’est pas exhaustive. Ce ne sont que quelques cas établis. Quid de ces nombreux mineurs, voire adultes qui disparaissent au quotidien ? Des enfants qui vont à l’école et qui ne retrouverons plus jamais le chemin de leurs maisons. Les portés disparus ne se comptent plus. Pourtant, l’Etat est garant de l’ordre et de la sécurité publique. Jusqu’à quand le pouvoir restera impuissant face à ces actes barbares, notamment dans nos couvents. N’est-il pas possible d’opérer des descentes inopinées dans ces lieux dits de culte, et qui en réalité se révèlent comme des ‘’échafauds’’ ? Le ministre de l’intérieur, et au-delà, le gouvernement devrait prendre à bras le corps ce phénomène qui prend de l’ampleur, au vu et au su de tout le monde, et fait des victimes sur l’ensemble du territoire.

14-03-2018, Arnaud DOUMANHOUN


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