Recrutement et formation de 1204 agents dans l’armée : la réponse de l’heure face aux enjeux sécuritaires

19 août 2022

La formation des nouvelles recrues au profit des Forces de défenses et de sécurité a été lancée le mercredi dernier au Centre de Formation Militaire de Bèmbèrèkè (CFMB). Une disposition propice pour pouvoir, sans doute, rispoter aux défis sécuritaires qui s’imposent au Bénin depuis certains temps.

Aux grands maux les grands remèdes. L’actuel gouvernement aura compris tout le sens du proverbe. La sécurité au plan national, au-dela de ce qu’on espérait, est un défi de taille. L’émoi terroriste auquel le pays, notamment la partie septentrionale, a fait face au cours de cette année, suffit pour servir de preuves. Cette anxiété causée par les affres terrorites ne saurait devenir le quotidien des populations en général et celles du nord en particulier. Dans cette dynamique, la formation de 1204 nouveaux agents recrutés pour le renforcement de l’effectif des Forces de Défense et de sécurité et de la défense opérationnelle du territoire a été lancée sous la coupe de Fortunet Alain Nouatin, ministre de la défense nationale accompagné de Fructueux Gbaguidi, général de brigade, chef d’État-Major général des Forces armées béninoises et du lieutenant-colonel Henri Agossou Toze, commandant du Centre de formation militaire de Bèmbèrèkè (CFMB). Prenant la mesure de l’enjeu, l’autorité de tutelle souhaite que tout se déroule dans les règles de l’art en toute impartialité. Son message à l’endroit des responsables encadreurs et formateurs semble tout résumer. « Vous avez pour mission de forger des hommes, de les transformer et de façonner leurs esprits. Vous constituez pour eux un miroir et un guide. Faites de ces jeunes gens des hommes accomplis. Je ne veux recevoir aucun compte rendu de mauvais traitements ou harcèlement de votre part », a indiqué le ministre. Ce qui s’inscrit aussi dans la droite ligne du chef de l’Etat qui fait de la sécurité une priorité en recrutant chaque année de nouveaux agents pour le renforcement du personnel. Se déroger de cette volonté ne serait qu’un compromis. Les concernés en sont conscients. Si Fructueux Gbaguidi a conseillé de rester unis pour suivre les enseignements afin de rassurer le peuple béninois face aux menaces du moment, le lieutenant-colonel Henri Agossou Toze promet que ≪ le séjour de ces jeunes gens ne sera pas un parti de plaisir. C’est le métier des armes qui l’exige. Ils seront soumis aux exercices d’endurance, de renforcements musculaires et psychologiques, de mise sous conditions de stress permanents et autres ». Forger les nouvelles recrues, les transformer et façonner leurs esprits ne seraient efficacement une réalité sans la mise à dispositions de matériels lourds du domaine. Une formation exhaustive de ce contexte ne saurait être accomplie sans avoir la main de l’expérience des drones et les artilleries requises. S’il n’est plus à douter que c’est une réponse pour faire face aux enjeux sécuritaires, il serait idéal que la formation réponde aux attentes de l’heure. La quiétude des populations le requiert.
Fidégnon HOUEDOHOUN





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