Réfection du stade GMK : La casse des boutiques alentours en cours

La rédaction 22 avril 2022

L’ultimatum donné aux occupants des alentours du stade de l’amitié Général Mathieu Kérékou (GMK) de Kouhounou, dans le cadre de son réaménagement, est arrivé à terme depuis le 16 avril dernier. Un constat de visu sur les lieux a permis de vivre l’opération ‘’Casse’’ en pleine action.

Le constat est patent. Sur la partie semi-circulaire du stade de l’amitié GMK de Kouhounou en partance du feu tricolore de l’arrondissement de Zogbo pour Menontin en arpentant la voie pavée, les boutiques qui s’y trouvent subissent les affres de la libération. Des nacos déboités et des portes démontées puis assemblées de côté frappent la vue. Les tas de briques cassées de part et d’autres retiennent l’attention. Sous le soleil peu méchant, les coups rythmiques de marteau résonant sur le burin donnent des échos dans les boutiques dépourvues de portes et fenêtres. A l’intérieur, des acteurs de la ‘’Casse’’ sont perceptibles à l’œil nu sur des tabourets ou sur des échelles. Visages et corps saupoudrés de poussières de ciment, ces acteurs ne ménagent aucun effort pour exceller dans leur rôle. A côté d’eux, des électriciens sont vus en train de désinstaller le dispositif électrique mis en place. Les va-et-vient de ceux qui ont accusé de retard dans le ramassage de leurs effets ne passent pas inaperçus. Des plaintes d’eux sont aussi enregistrées. « Tout investissement fait ici vient de partir en fumée », s’en désole un occupant. Un accompagnateur lui répond :« Et malgré tout cela, personne ne parle de dédommagement. Et tous ces employés renvoyés par les promoteurs d’entreprises ne savent plus à quel saint se vouer ». Non loin, une équipe à pied d’œuvre tente de récupérer les rescapés de carreaux mis dans sa boutique.

L’ambiance n’est plus la même sur l’esplanade.
L’entrée principale du palais des sports a perdu l’affluence habituelle qui y règne. Des deux côtés du grand portail, la succession des bars et autres portant le son sonore à son paroxysme n’est plus au rendez-vous. C’est le calme qui y règne. L’esplanade a perdu une bonne partie de sa popularité. Ce qui établit son règne, c’est la casse. Des conducteurs de taxi-moto, des groupes de fumeurs de moralité douteuse qui y observent la pause ne sont pas non plus perdus de vue. Surtout, le maître mot de l’ambiance qui y règne, c’est la Casse.
Fidégnon HOUEDOHOUN (Stag)





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