Regain d’insécurité ces derniers jours : La police a baissé la garde

Angelo DOSSOUMOU 20 janvier 2020

Braquage jeudi dernier à Ekpè avec un mort et un blessé. A Ouèssè, les hors-la-loi ont également frappé et au décompte, ils ont réussi à emporter deux millions et fait un blessé. Du côté de Gbétagbo, entre la nuit du samedi au dimanche, suite à une bagarre, un étudiant récemment bénéficiaire de la loi d’amnistie a trouvé la mort. Face à ces 72 heures d’effroi et d’insécurité sans oublier qu’il ne se passe plus de jour où il n’est dénoncé un cambriolage, une évidence saute à l’œil : après les efforts déployés pour annihiler les velléités des malfrats généralement proactifs au cours de la période précédant les fêtes de fin d’année, visiblement, la police a dormi sur ses lauriers. Conséquence, le dispositif sécuritaire censé protéger les personnes et les biens, enregistre des failles et permet aux divorcés sociaux de faire à nouveau beaucoup plus parler d’eux que d’habitude.
Alors, toute analyse faite, cet état de chose ne serait pas étranger à une garde baissée car croyant que l’ennemi est à terre et ne peut plus se relever. D’où, sans une permanence de l’état de veille de cette même police qui a réussi à assurer la quiétude des populations au cours de la période sensible des fêtes de fin d’année, il est clair que leur suprématie sur la pègre ne serait que de courte durée. Par conséquent, les éléments du Dgpr, Yaya Soumaïla qui, quoi qu’on dise, en quelques jours ont essuyé plus de revers qu’en l’espace d’un mois, feraient bien de sortir très tôt de leur début de sommeil surtout qu’il en dépend non seulement de leur bilan d’actions mais de la confiance que les populations pourraient placer en eux.
Et donc, si tant est que la dynamique sécuritaire qui a permis aux populations de passer de bonnes périodes de fête veut être pérennisée, l’état de veille et les efforts des forces de sécurité devant des malfrats qui ne démordent jamais surtout quand ils flairent le gain facile doit être maintenu. Par ailleurs, pour mieux conjuguer au passé ces tristes dernières 72 heures et cette insécurité grandissante, la Police républicaine doit d’abord appréhender les auteurs des actes crapuleux. Ensuite, et c’est la moindre des choses, il est désormais question d’user de tous les moyens pour doter notre pays d’un dispositif sécuritaire plus inventif et plus préventif. Bien vrai que l’insécurité zéro n’existe nulle part au monde mais, à souvent dormir sur ses lauriers juste après un satisfecit, il est certain que le Dgpr et la Police ne sont pas sortis de l’auberge et c’est bien dommage.





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