Renforcement de capacités des administrations chargées de l’action de l’Etat en mer : L’Ismi forme les experts sur le ciblage et la fouille des navires

15 février 2022

Fidèle à sa mission, l’Institut de sécurité maritime interrégional (Ismi) s’investit dans la formation des administrations chargées de l’action de l’Etat en mer. C’est ainsi que s’est ouvert ce matin à l’hôtel Novotel de Cotonou un stage de formation sur le ciblage et la fouille des navires. A la fois théorique et pratique, cette session permettra aux stagiaires de renforcer leurs compétences en la matière pour plus d’efficacité à bord.
« La fouille d’un navire ne s’improvise pas ». C’est par ces mots que Guillaume Turquet de Beauregard, coordonnateur régional de l’Action de l’Etat en mer dans le golfe de Guinée et chef de projet Ismi a planté le décor de cette session de formation qui se tient du 14 au 18 février. « Si fouiller un navire ne s’improvise pas, c’est parce qu’il ne se livre pas facilement et constitue à plusieurs égards une zone de travail particulièrement complexe à explorer… un navire regorge de recoins qui constituent pour la plupart d’entre eux des caches potentielles…Beaucoup de ces zones ne sont pas exemptes de danger pour la vie humaine (descendre dans un ballast par exemple peut s’avérer être un piège). C’est pourquoi l’accent sera mis tout au long du stage sur les opérations de sécurité à effectuer pour soi-même et pour les autres », a-t-il poursuivi. Au total, neuf pays d’Afrique de l’Ouest et deux du Centre sont représentés à ce stage de formation à savoir le Cameroun, le Congo, la Côte-d’Ivoire, le Gabon, la Guinée Conakry, le Nigéria, le Sénégal, le Togo, le Bénin, les Comores et Djibouti.
Ce thème dont la pertinence se passe de commentaire a été retenu pour plusieurs raisons. En effet, il faut souligner qu’environ 90% des marchandises dans le monde sont transportées par voie maritime. De plus, la Cnuced prévoit que le volume total du commerce maritime progressera de 3,8% par an jusqu’en 2023. Mieux, le transport maritime est le mode de transport le plus économique pour déplacer de lourdes charges sur de longues distances. Aucun trafic n’y échappe. Raison pour laquelle les Etats sont appelés à apporter une réponse adaptée et ferme à cette situation. Cette formation est d’autant plus intéressante car elle permet d’aller au-delà de la fouille à quai pour des interventions en mer.
Commandant du Port autonome de Cotonou, Akim Bakari se réjouit de recevoir les stagiaires pour des exercices pratiques qui leur permettront de toucher du doigt la réalité. Capitaine de vaisseau et chef d’état-major adjoint de la marine nationale, Jean-Léon Olatoundji espère que les participants vont tirer le maximum de cette formation. Préfet maritime du Bénin, le capitaine de vaisseau Maxime Ahoyo a exprimé sa satisfaction quant à la tenue de ce stage qui permettra aux policiers, militaires et douaniers réunis à Cotonou d’acquérir les savoir-faire techniques utiles et indispensables pour mener des investigations efficaces à bord.





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