Renforcement de capacités en agriculture intégrée au Centre Songhaï : L’ICBA outille les acteurs de sept pays d’Afrique Subsaharienne

Karim O. ANONRIN 30 juillet 2019

Le Centre Songhaï à Porto-Novo accueille depuis ce lundi 29 juillet 2019, un séminaire de formation sur l’agriculture et le système de production intégrée y compris toutes ses composantes. Organisé par le Centre International de l’Agriculture Biosaline (ICBA) sur financement de la Banque Islamique de Développement (BID), ledit séminaire réunit des acteurs du secteur agricole venus du Niger, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Togo, du Bénin, du Sénégal et du Burkina Faso. La cérémonie de lancement de la formation a connu la présence du Directeur du Centre Songhaï, Godfrey Nzamujo et des coordonnateurs de la formation des représentants ICBA à savoir Ghazi Jawad Al-Jabri et Henda Mahmoudi. A en croire Henda Mahmoudi, le choix du Centre Songhaï pour l’encadrement des participants à cette formation n’est pas un hasard. « …Ce séminaire de formation est le résultat d’une visite effectuée il y a quelques mois au Centre Songhaï de Porto-Novo au Bénin. Nous avons été impressionnés par ce qui s’y passe. Le Centre Songhaï est très exceptionnel du fait qu’il représente à nos yeux le meilleur endroit pour former des gens. Ici, la théorie est associée à la pratique et même au-delà. Il est pratiqué ici au Centre Songhaï, une agriculture intégrée dans laquelle rien ne se perd. Tout est utilisé et réutilisé. On peut y apprendre comment faire l’amélioration du sol, la transformation des déchets en produits bénéfiques pour les plantes comme pour les animaux. C’est le lieu de féliciter le promoteur du centre et ceux qui y travaillent. Le plus surprenant, c’est la chaîne des valeurs qu’on y découvre qui commence par la production jusqu’à la fourniture en passant par la transformation. L’un des objectifs du Centre International d’Agriculture Biosaline (ICBA), c’est d’aider les pays en voie de développement à renforcer les capacités de leurs ressources humaines en agriculture. Nous rêvons de voir dans chaque pays où nous intervenons et surtout dans chaque pays d’Afrique un centre songhaï. J’attends des participants qu’ils enrichissent leurs connaissances à partir des nouvelles expériences qu’ils vont vivre ici voire qu’ils transfèrent ces connaissances à d’autres personnes dans leurs pays. L’autre objectif que nous visons est de créer le contact entre eux pour des échanges d’expérience et les mettre si possible en réseau. .. », a précisé Henda Mahmoudi.

Quant à Ghazi Jawad Al-Jabri, il a laissé entendre que le développement de l’agriculture en Afrique dépend des enfants d’Afrique et qu’aujourd’hui, la formation des acteurs devient une urgence eu égard à la dégradation du sol. Se voulant très rassurant, le Directeur du Centre Songhaï, Godfrey Nzamujo, a laissé entendre que tout y est radicalement intégré en matière d’agriculture. Mieux, il a dit que les choses prises séparément ne sont jamais réelles et qu’avec une bonne formation, l’homme est capable de faire de l’agriculture, une arme de construction massive. « …Si nous regardons aujourd’hui ce qui se passe autour de nous, nous nous rendrons compte que la dégradation des sols fait perdre 12 à 13% du Produit intérieur brut (PIB) de nos pays en voie de développement. C’est une bombe à retardement. Ce que vous voulez faire ici à travers ce séminaire est important. Ce n’est que dans un système intégré qu’on peut produire plus. Merci d’avoir choisi le Centre Songhaï pour votre réflexion. L’Afrique vous regarde. Il faut donc que de vos échanges, sortent des pistes de solutions pour les problèmes qui minent le développement de nos pays ; afin que nous puissions renverser la tendance de la fatalité et accroître la production. A Songhaï, le sol s’enrichit à chaque seconde parce que nous y intégrons de la matière organique… », a déclaré Godfrey Nzamujo.



Dans la même rubrique