Rentrée scolaire du 19 septembre prochain : Les préalables à débattre à la rencontre du 8 septembre

2 septembre 2022

La rentrée scolaire s’approche à grands pas. Et déjà, les lignes bougent. À travers un communiqué publié le 30 août à Cotonou invitant les organisations syndicales représentatives aux traditionnelles négociations le 8 septembre prochain, le Gouvernement entend régler certaines questions préjudicielles inhérentes à une bonne rentrée scolaire. Du côté des organisations syndicales, une pile de revendications est encore en attente d’être satisfaite. D’entrée, l’épineuse question des Aspirants au métier d’enseignant. Alors qu’ils s’attendaient à une régularisation de leur situation afin de jouir des 12 mois sur 12, ils ont été snobés, laissés à eux-mêmes. Anselme Amoussou de la Centrale des Syndicats Autonomes du Bénin (Csa-Bénin) va plus loin et estime que les Ame sont victimes de la mauvaise pratique du dialogue social par le gouvernement. Le problème est d’autant plus profond, car cette frange de travailleurs ploient depuis peu sous les charges quotidiennes de la cherté de la vie. Certains seront obligés de dédier leurs prochains émoluments aux dettes par ci par là. Le ventre affamé ne peut en aucun cas produire de bons résultats. Les débats seront donc houleux à ce sujet.
Autre point d’achoppement, c’est la revalorisation des salaires des enseignants depuis 2008. Selon les organisations syndicales, une vague d’enseignants recrutés en 2008 n’ont pas vu leur salaire évoluer. Cet état de choses ne les motive guère, car face à la cherté de la vie, ils ne savent à quel Saint se vouer. A cela s’ajoutent le démarrage à court terme de la formation initiale des Agents Contractuels De Droit Public d’Etat des promotions 2012 et 2014, la correction de l’injustice faite aux professeurs certifiés de l’année 2014 dans le cadre de leur avancement, le règlement de tous les autres problèmes liés à la carrière des travailleurs. En clair, il s’agit d’un chapelet de points à égrener lors de ces négociations. Et seuls, l’ouverture d’esprit et les concessions peuvent amener les différentes parties à s’entendre sur le minimum en vue d’une rentrée apaisée.





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