Respect des gestes barrières contre la Covid-19 : Imprudence au marché Dantokpa

La rédaction 12 août 2020

Les dispositions pour la lutte contre la propagation du coronavirus intègrent désormais le quotidien des hommes. Ces dispositions, de distanciation sociale, de port de masque de protection, de lavage régulier des mains à l’eau et au savon ou encore de désinfection des mains avec du gel hydro alcoolique ne sont plus occultées dans les lieux publics comme privés. La santé avant tout, la santé une priorité. Mais au marché Dantokpa, le respect de ces mesures barrières semble être une nécessité pour, qui veut. Elles sont peu respectées.

« J’ai mon cache-nez mais je ne me suis pas protégée la bouche et le nez parce que je veux parler fort pour qu’on s’intéresse à mes produits », fait savoir Claire, objets de piété en mains. Amidou, commerçant de matériels d’ameublement : « Je ne peux pas me faire contaminer par le coronavirus parce que je ne me déplace pas dans le marché. Je suis toujours assis ici dans ma boutique. Donc, je ne vois pas la nécessité de mettre un cache-nez ». Quoique ce commerçant soit avec des clients dans sa boutique, il ne se voit pas obligé de porter son masque de protection. Dans la zone ‘’Sofladoto’’ du marché, une foule de personnes s’entremêlent. Elles viennent de toutes parts et se ruent vers leur objectif. Pas de distanciation. Les usagers se frôlent, se dépassent et continuent leur chemin. A pieds, sur moto ou dans une voiture, chacun essaie de se frayer un chemin dans le flot de personnes. Les masques de protection en deçà des mentons, ces vendeuses sont très près l’une de l’autre. D’aucuns se parlent, sans le moindre écart. Chose curieuse, d’autres n’ont pas du tout un masque de protection mais circulent sans crainte. Henry, peintre rencontré dans le marché : « Je n’ai pas un cache-nez. Il ne me plait pas trop d’en porter parce que rien ne prouve que je peux vraiment contracter la maladie le temps que je sorte du marché ». Optimiste, Henry poursuit son chemin et ne trouve pas la nécessité de s’en procurer. Tomates, gombos, gingembres et biens de condiments sont étalés le long des allées qui grouillent de monde. Plus loin, sur l’allée Tokpa-Singboglouè, un dispositif public de lavage de mains est installé. Personne n’y prête attention. Tout le monde le dépasse et le dispositif est sec, sans la moindre goutte d’eau. Néanmoins, dans cette masse, qui déroge à la règle préventive, quelques-uns ont leur masque de protection et couvrent bien leurs voies respiratoires. Tant mieux !
Gaston AMOUSSOU (Stag.)





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