Revalorisation des salaires au Bénin : Les Centrales et confédérations syndicales font des propositions

Patrice SOKEGBE 31 janvier 2022

Les organisations syndicales n’entendent pas aller du dos de la cuillère quant à la revalorisation des salaires des travailleurs annoncée par le Gouvernement de la rupture. Vendredi 28 janvier 2022 à Cotonou à l’occasion d’un dîner de presse, elles ont démontré, par des chiffres et l’appui d’une étude bien fournie, la hausse des prix des produits de première nécessité ces dernières années. Cette étude a été menée dans six principales villes du Bénin notamment Cotonou, Porto-Novo, Bohicon, Parakou, Natitingou, Lokossa, et les résultats, selon elles, font froid dans le dos. A titre illustratif, le maïs séché vendu au détail a augmenté de 25% sur la période, le prix du gari de qualité va à 15%, l’huile de palme non raffinée a vu son prix presque doublé en l’espace d’un an. Le taux d’augmentation est davantage élevé lorsqu’on compare les prix de 2016 à ceux de 2021. Pour les responsables syndicaux, le pouvoir d’achat s’est complètement amenuisé, font remarquer les responsables syndicaux, tout en ajoutant que l’Etat a revu les taxes de l’électricité, de l’eau, du loyer et autres à la hausse. Cela agit directement sur le pouvoir d’achat des travailleurs. Au regard de la situation économique et financière dans les poches, les Centrales syndicales ont dressé une liste de propositions. La première, « c’est que le gouvernement ouvre les négociations sur la fameuse augmentation des salaires ». Secundo, les responsables syndicaux demandent que le gouvernement joue son rôle de régulateur du marché en faisant un contrôle des prix. Les syndicalistes demandent en point 3 de leurs exigences, une relecture du Code général des impôts. Anselme Amoussou et ses camarades demandent qu’un cadre de concertation exclusivement dédié aux questions de salaire soit mis en place et que l’Etat s’engage à augmenter les salaires périodiquement sur une durée minimale de trois ans. En point 5, les centrales et confédérations syndicales demandent à l’Etat d’augmenter le SMIG et de procéder à une hiérarchisation des salaires. Ceci, « sans oublier le rattrapage de la hiérarchisation au titre de 2014 ». Les responsables syndicaux demandent aussi que soient pris en compte dans la revalorisation salariale les pensionnés du privé comme du public. Ils demandent également une baisse des taxes et une augmentation des allocations familiales.





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