Sécurité de l’élection présidentielle du 11 avril : Jouer la carte de l’anticipation sur tous les plans

La rédaction 10 mars 2021

Un contexte, une réalité et des mesures pour pallier toute éventualité. Car, il ne faut pas se le cacher, la colère gronde encore chez les candidats recalés de la présidentielle du mois prochain dits de l’opposition radicale. Avec les derniers développements de l’actualité sécuritaire et judiciaire, beaucoup ont, sans aucun doute, compris qu’au-delà des mots à peine voilés, il fallait aussi sérieusement redouter des actes préjudiciables à la quiétude des citoyens. D’ailleurs, à ce sujet, la justice et la Police jouent, depuis peu, pleinement la carte de la fermeté et de l’anticipation. Ainsi, l’ancien Chef du premier arrondissement de Parakou, Abdoul Razack Amadou, reconnu coupable d’incitation à la rébellion a été condamné hier seulement, à six mois de prison dont deux fermes. Du côté de la prison civile de Missérété, Reckya Madougou est en train d’apprendre à ses dépens qu’en toute circonstance, il faut suffisamment mettre de l’eau dans son vin. Autrement, il ne faut plus être surpris de se retrouver derrière les barreaux pour des conversations suspectes dans son portable, des tracts et des relations plus qu’encombrantes.
Ce qui est sûr, la loi sur les renseignements généraux existe au Bénin et ceux qui pensaient que l’espace WhatsApp était assez sécurisé pour échapper à des intrusions aux fins de vérifications, savent désormais qu’au nom de la sécurité publique, ils peuvent se voir épinglés avec à la clé, des preuves irréfutables. En plus, qui veut la paix prépare la guerre et dans le contexte actuel de la sécurisation de l’élection présidentielle, cette guerre peut bien s’assimiler à une traque contre toute velléité de trouble à l’ordre public avec l’acquisition de matériels appropriés et adaptés. A la vérité, au cours de cette période si sensible, la Police, les renseignements généraux doivent redoubler d’ardeur et de vigilance afin d’aider la justice à dire le droit à tous ceux qui envisagent remettre en cause l’ordre constitutionnel en dehors du passage par les urnes.
En somme, oublier que dans des situations données, l’intention vaut quasiment l’acte, c’est suffisant pour avoir des comptes à rendre au juge. Alors, tant pis pour ceux qui aiment ou espèrent jouer avec le feu. Très facilement, au nom de toutes les garanties nécessaires pour la pacification de la prochaine présidentielle, ils se feront brûler. Déjà, des incidents des 1er et 2 mai 2019 relatifs aux élections législatives, des leçons ont été sûrement tirées et plus rien ne devrait être laissé au hasard. Maintenant, si malgré tous ces garde-fous, il y en a encore qui n’ont pas compris qu’au lieu de défier le système sécuritaire, autant faire contre mauvaise fortune bon cœur, libre à eux. Avec la carte stratégique de l’anticipation détenue jalousement par la Police et les renseignements généraux, toutes les chances pour les mettre hors d’état de nuire sont réunies. Et donc, vouloir arracher l’alternance et diriger son pays, c’est légitime. Mais, autre voie que celle des urnes, c’est un crime. Comprendra qui veut comprendre.
Richard AKOTCHAYE





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