Sous la coupole de l’école SAR de l’ISMI d’Abidjan : Des cadres de 11 pays outillés sur le sauvetage en mer

Moïse DOSSOUMOU 16 novembre 2021

Du 2 au 5 novembre dernier s’est déroulé sur le campus de l’académie régionale des sciences et techniques de la mer (ARSTM) à Abidjan, un stage de formation sur la recherche et le sauvetage en mer. Venus des pays du golfe de Guinée, les participants ont reçu des notions et théoriques qui leur permettent désormais de réagir avec promptitude en cas de péril en mer.
En dehors des questions liées à la criminalité maritime, la capacité de nos Etats à assurer une gestion efficace des accidents et catastrophes de plus en plus fréquents survenant en mer et dans le ciel demeure insuffisante. A titre d’illustrations, le naufrage du Joola au large du Sénégal en 2002 et le crash de Kenya Airways 30 janvier 2000 au large d’Abidjan ont fait des milliers de morts. Zone stratégique à plus d’un titre, le golfe de Guinée ne cesse d’attirer les convoitises. En effet, en matière d’échanges commerciaux, c’est un véritable carrefour maritime entre l’Afrique et l’Europe, l’Amérique et l’Asie. C’est une aire de transit qui relie une dizaine de ports les plus importants de la zone au reste du monde. Dans le domaine de la pêche, le golfe de Guinée abrite des zones de fortes concentrations en ressources halieutiques dont les réserves sont estimées à plus d’un million de tonnes. Cerise sur le gâteau, c’est aussi une zone riche en ressources pétrolières et gazières. « Dans ce contexte, la sécurité maritime du golfe de Guinée n’est plus un luxe mais un véritable enjeu pour toute la sous-région. Il importe donc que les pays côtiers soient en capacité d’apporter des réponses concrètes et efficaces aux navires et aux marins dès lors que la vie humaine est en jeu », a martelé à l’ouverture du stage, Guillaume TURQUET de BEAUREGARD, Coordonnateur régional de l’action de l’état en mer. Avec le soutien de la France, l’Institut de sécurité maritime interrégional (ISMI) à travers son école SAR a pris le taureau par les cornes. C’est ainsi qu’après un premier stage, elle a tenu un second dédié à cette thématique. Selon le Commandant ABE AKE Lazare, directeur de l’ISMI, l’objectif de ce stage de niveau 1, est de donner aux apprenants les aptitudes basiques nécessaires en la matière. « L’Ismi a inscrit dans ses priorités de devenir un centre de référence en matière SAR dans le golfe de Guinée en vue de contribuer à résorber l’énorme déficit de capacité humaine constaté dans le domaine », a-t-il martelé. « Le sauvetage en mer ne s’improvise pas. Il nécessite des savoir-faire techniques et beaucoup d’entraînements. Pour ce faire, il importe d’acquérir les connaissances théoriques d’une part et les savoir-faire pratiques d’autre part », a renchéri Guillaume TURQUET de BEAUREGARD. La vingtaine d’auditeurs provenant de 11 pays à savoir le Bénin, le Congo, le Gabon, la Guinée Bissau, la Guinée Conakry, le Libéria, la Mauritanie, le Nigéria, le Sénégal, le Togo et la Côte-d’Ivoire est repartie aguerrie de cette formation.





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