Traitement du Covid-19 au Bénin : Talon rassure les agents de santé sur leurs conditions de vie et de travail

La rédaction 27 avril 2020

Intervenu en direct dans une émission spéciale sur la télévision nationale ce dimanche 26 avril, Patrice Talon, Président de la République du Bénin a rassuré les agents de santé sur leurs conditions de vie et de travail.

Lire ci-dessous son intervention
En tant que citoyen, je suis comme tout le monde avec beaucoup d’intérêt. Ceux qui sont sur le plateau sont qualifiés pour le faire comme il faut. Mais j’ai remarqué tout à l’heure qu’une dame a demandé si la chloroquine peut être utilisée pour prévenir le Coronavirus. Je ne sais pas si la réponse du ministre a donné satisfaction à la dame. Mais j’ai noté qu’il a utilisé des termes un peu trop techniques. Il a parlé de la Chimio-prophylaxie. Je ne sais pas si ce n’est pas un peu trop pour la dame. Ce que je voudrais dire, pour compléter les propos du ministre, c’est que la chloroquine fait partie de notre stratégie de prise en charge. Mais nous avons décidé d’aller un peu plus loin dans le traitement des personnes malades. En prenant en charge les personnes qui sont exposées, c’est-à-dire les soignants, les personnes qui ont été en contact direct avec les malades et qui sont donc des potentiels malades. En parlant de Chimio-prophylaxie, c’est pour dire que pour les personnes qui sont en contact avec les malades ou des personnes potentiellement contaminées, nous faisons un traitement par anticipation. C’est un peu différent de la prévention. C’est le chemin entre la prévention et le traitement précoce. Parce qu’on estime que ces personnes sont potentiellement contaminées ou le seront. A l’époque, on faisait la prévention du paludisme en prenant de la chloroquine. Mais cette méthode a été abandonnée depuis.

Aujourd’hui, quand on prévient le paludisme, c’est pour se protéger contre les piqures de moustiques. Il ne s’agit pas de prendre les médicaments contre le paludisme. Dans le cadre du coronavirus, si chacun a respecté les mesures barrières, si chacun a pris les précautions idoines pour ne pas être en contact avec les personnes contaminées, il n’est pas indiqué que l’on prenne de la chloroquine. Même si nous avons l’assurance que la chloroquine nous aide à traiter le coronavirus. Parce qu’après tout, un médicament est un poison. Quels que soient les bienfaits des médicaments, ils ont toujours des inconvénients, ils nous intoxiquent toujours un tout petit peu. Il n’y a donc pas de raison que celui qui ne craint rien, qui a respecté les mesures se mette à prendre de la chloroquine. Mais pour les personnes qui sont véritablement potentiellement exposées, nous avons décidé de démarrer un traitement qui n’est pas préventif, mais curatif, parce qu’on sait que ces personnes seraient contaminées. C’est pour cela que nous faisons cette prescription qui est à mi-chemin entre la prévention et le traitement curatif. Nous travaillons en toute transparence et je ne veux pas que nos concitoyens aient l’impression que nous ne sommes pas transparents dans la stratégie de prise en charge.

Le personnel sanitaire travaille avec beaucoup d’abnégation au Bénin. Et tout le monde est conscient du risque qu’ils prennent, pas seulement dans le cadre du Coronavirus, mais dans le cadre de leur métier de manière globale. Nous avons vocation à améliorer les conditions de vie de tout le monde. Il y a des corps qui ont eu le privilège d’être au premier rang. Notre espoir est que chaque corps puisse arriver à ce stade de voir ses conditions de vie améliorées au fur et à mesure que le Bénin aura les moyens de le faire. Nous faisons tous les efforts pour améliorer nos recettes afin que l’Etat ait davantage de moyens pour donner plus de confort à ses salariés. Tout cela dépendra de la manière dont nos finances publiques se portent. Je peux donc rassurer tout le personnel médical qu’ils sont les tout prochains sur la liste.





Dans la même rubrique