Transformation et la commercialisation des produits agricoles : Les acteurs en réflexion pour l’essor du cajou, karité et soja

Isac A. YAÏ, Patrice SOKEGBE 15 juillet 2020

Les filières d’exploitation et de rente comme le cajou, le karité et le soja sont d’une grande importance pour l’économie nationale. Elles concourent à la mobilisation des devises et contribuent ainsi, avec le coton, à l’équilibre de la balance de paiement du Bénin. Dans le souci d’améliorer la transformation et la commercialisation de ces produits, le ministre de l’industrie et du commerce a tenu une table ronde à ce sujet hier à Bénin Royal Hôtel. Cette rencontre de 3 jours vise à identifier les goulots d’étranglement liées à l’exploitation de ces produits et à formuler des recommandations concrètes et durables à soumettre au chef de l’Etat pouvant lui permettre de prendre des décisions pour l’épanouissement de ces filières. « Votre présence témoigne de votre engagement à relever avec nous les défis de développement de ces filières et de renforcement de base de notre économie », a dit le ministre des industries et du commerce, Sadiya Assouma.
En effet, à la suite des efforts de production, avec les résultats remarquables observés ces deux dernières années, le gouvernement fixe chaque année les conditions de déroulement des campagnes de commercialisation de ces produits afin de garantir un revenu minimum décent aux producteurs pour s’assurer que la valeur ajoutée est repartie de manière profitable entre ses différents acteurs. Mais au fil des années, ces acteurs rencontrent des difficultés liées à l’approvisionnement des usines, à la transformation, à la commercialisation, au financement et à l’absence d’un cadre organisationnel et réglementaire. « Les difficultés que nous rencontrons sont essentiellement autour du financement et également des marchés qui ne sont plus ouverts pour l’écoulement de nos produits…. Nous avons décidé de nous inspirer du modèle de commercialisation de l’anacarde en Tanzanie et en Mozambique en vue de comprendre et également et de prendre des décisions plus réalistes pour l’épanouissement de nos filières », a dit le Président de l’interprofession de la filière Acajou, Edouard Assogba. Il a également saisi de l’occasion pour rappeler les difficultés liées au secteur acajou. En raison de la l’importance du sujet, le ministre Sadiya Assouma a invité les différents acteurs à une participation active aux débats.





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