Tricherie lors du concours des auditeurs de justice : Talon ordonne la reprise, les fraudeurs risquent gros

Fulbert ADJIMEHOSSOU 16 décembre 2020

Transparence oblige ! Le Concours de recrutement de 100 auditeurs de justice est à reprendre. Patrice Talon l’a ordonné suite aux cas de tricherie enregistrés et qui font d’ailleurs objet de poursuites judiciaires. « Informé des cas de tricherie enregistrés lors du concours de recrutement des 100 officiers de justices, futurs magistrats au Bénin, et dans le but de garantir l’égalité de chance à tous les candidats, le chef du gouvernement, Monsieur Patrice Talon a ordonné l’annulation dudit concours qui va donc être repris très prochainement. Au regard des réformes effectuées pour la transparence des concours, c’est tolérance zéro à la fraude au Bénin », peut-on lire sur la page Facebook du Gouvernement.

Deux candidates dans le viseur du parquet
En effet, appelés à dire le droit, si elles franchissaient toutes les étapes du recrutement, deux candidates devront plutôt subir la rigueur de la loi. En effet, alors que l’épreuve de procédure pénale se déroulait dans l’après-midi du samedi, deux candidates ont été surprises dans des manœuvres de tricheries.
Selon le parquet de Cotonou, l’une a été vue en train de manipuler un téléphone portable avec lequel elle correspondait avec une personne extérieure et l’autre avec des documents écrits en forme de brouillons qui n’étaient pas ceux fournis par le centre d’examen. Au cours d’une conférence de presse hier, Mario Mètonou, Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Cotonou, a annoncé des poursuites judiciaires exemplaires contre les deux candidates gardées à vue, ainsi qu’à leurs complices. « Le parquet de Cotonou a ordonné l’ouverture d’une enquête qui a été confiée à la Brigade Economique et Financière. Cette unité a été instruite aux fins d’interpeller et placer en garde à vue les mises en cause ainsi que tous les complices. Dès la clôture de l’enquête, ces personnes seront présentées au procureur de la République et feront l’objet de poursuites judiciaires exemplaires », précise le Procureur. Dans le code pénal, la fraude dans les examens et concours est punie par les articles 754 à 757. Les auteurs et leurs complices peuvent écoper d’une peine de cinq ans d’emprisonnement et de 5 000 000 FCFA d’amende.





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