Trois questions à…Didier Ayibatin, DG de la BIIC : « Créer une véritable banque digitale… »

16 novembre 2020

  • Quelles sont les valeurs que traduit l’identité visuelle de la BIIC ?
    L’emblème de la BIIC représente les maillons d’une chaîne dont les couleurs symbolisent la fusion de deux entités, la BAIC dominée par la couleur bleue et la BIBE de couleur rouge. De ces deux illustres banques qui ont fait leur preuve sur l’échiquier national, la BIIC hérite une tradition de performance et de crédibilité. L’association du bleu et du rouge traduit l’harmonie nécessaire pour construire une bonne éthique de la relation humaine entre la Banque et ses partenaires. L’entrelacement des deux maillons en forme de losange posé à la verticale met en exergue les valeurs d’intégration, de détermination et de force qu’exige la réussite de projets destinés à consolider le tissu industriel et commercial sur le continent africain. Enfin, le cœur du logo est une entrelacement de nos lettres initiales.

Qu’apporte la BIIC de nouveau dans le paysage bancaire national ?
Il faut rappeler que la BIIC est la seule et unique banque dont l’actionnariat est 100% béninois. C’est une banque universelle qui fait tous les métiers de la banque et très ouverte au monde des affaires. Nous sommes la banque des entreprises, qu’elles soient grandes, moyennes et petites avec un intérêt majeur porté pour l’industrie et le commerce qui demeurent les piliers clés de la transformation économique de l’Afrique en général et du Bénin en particulier. Nous offrons aux opérateurs économiques, quelle que soit leur taille, des solutions innovantes et adaptées à leurs besoins ou à leurs projets structurants. Et parce que nous avons une démarche essentielle inclusive à la BIIC. La BIIC se veut un outil d’accompagnement efficace des politiques économiques et de développement de notre pays voire au-delà. Ce qui nous motive, c’est de pouvoir donner un élan nouveau au processus de bancarisation de l’économie africaine à travers notamment une digitalisation sans précédent. Notre ambition est de créer une véritable banque digitale par l’acquisition des technologies d’aujourd’hui en vue de répondre aux besoins actuels et à venir de notre clientèle.

Vous restez manifestement confiant malgré la crise sanitaire, toujours porteuse d’incertitudes aux niveaux international et national…
Effectivement, de grandes incertitudes subsistent quant à l’évolution de la pandémie et surtout aux perspectives de reprise économique au niveau mondial et dans les pays. Mais il faudra se rendre à l’évidence que nous devons apprendre à vivre avec la pandémie. Aujourd’hui, nous sommes satisfaits des réponses qu’ont apportées les autorités de régulation de notre zone pour atténuer les effets de la pandémie sur la situation financière et prudentielle des établissements bancaires. Des mesures complémentaires sont envisagées par la Banque centrale en vue d’accompagner le secteur tout en préservant la stabilité financière de l’Union monétaire ouest-africaine. Ces mesures devraient contribuer à réduire les risques de défaillance des systèmes bancaires. Pour gagner le pari d’une reprise durable et résiliente, il faudra travailler à soutenir les PME/PMI de manière conséquente. En l’absence de ce soutien, il aurait été très difficile pour nos économies de se confronter à la crise. En outre, la crise a mis en évidence l’immense potentialité de l’économie numérique. Raison pour laquelle notre projet de digitalisation est un ferme pari sur l’avenir en termes de gain de productivité, d’efficacité et surtout de résilience face à la Covid-19.





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