Vaccination contre la Covid-19 : Le Bénin atteint une couverture vaccinale d’environ 23%

Isac A. YAÏ 3 février 2022

Faire le point de la campagne intensive contre la Covid-19 lancée le 15 décembre afin d’identifier les goulots d’étranglement et de faire des propositions pour relancer les activités sur le terrain. Tel est le but de l’atelier qui a réuni les acteurs de la santé du 1er au 2 février à Azalaï hôtel de Cotonou. Venus des départements du Bénin, ces acteurs ont fait le point de l’évolution de la couverture vaccinale et des propositions pour l’amélioration de ce résultat. Selon le bilan présenté, de 3% à la veille du lancement de la campagne vaccinale, le taux de couverture a atteint environ 23% au 31 janvier 2022, soit environ un million de personnes vaccinées. « Le Bénin vient de loin et il fait des progrès remarquables au niveau de la sous-région par rapport à cette performance vaccinale », a fait savoir Zenab Konkobo Kouanda, représentant les partenaires techniques et financiers à cette séance. Le résultat atteint est certes encourageant, mais le chemin reste à parcourir pour se prémunir contre cette pandémie. « Cette campagne a permis de toucher un grand nombre de personnes. Ce résultat encourageant, mais toutefois insuffisant, a amené le gouvernement à prolonger cette campagne jusqu’à la fin du mois de mars afin d’atteindre l’objectif final qui est de réussir à faire vacciner d’au moins 60% des cibles », a précisé le Directeur de cabinet. Pour les partenaires techniques et financiers, cette prorogation est une bonne nouvelle et le gouvernement béninois sera soutenu dans cette démarche. « Ce qui est encore plus réjouissant, c’est que malgré cette performance, le Bénin s’engage à redoubler d’effort afin d’atteindre l’objectif fixé. Les partenaires vous accompagnent dans votre engagement », a rassuré la représentante des partenaires techniques et financiers.

Occasion pour les participants d’évoquer les problèmes à résoudre et de faire des propositions pour renforcer ce taux vaccinal. Selon les participants, un travail interministériel est souhaité afin de pouvoir vacciner les apprenants âgés d’au moins 12 ans et les enseignants. Il est revenu à la représentante des partenaires techniques et financiers de mettre l’accent sur la vaccination des femmes. Car, selon elle, les femmes sont les plus touchées par la Covid-19, mais les moins vaccinées. « La plupart des problèmes évoqués et les propositions faites sont à notre portée. Nous pouvons donc renforcer le taux de couverture pour créer une immunité collective afin de pouvoir faire face à cette pandémie », a déclaré Enagnon Pétas Akogbeto, Directeur de cabinet du ministre de la santé. Il est revenu à Melchior A. Aïssi, secrétaire exécutif du Conseil national de lutte contre le VIH/Sida, le paludisme, la tuberculose, les hépatites, les maladies sexuellement transmissibles et les épidémies (CNLS-TP) de rassurer les participants de la disponibilité des ressources pour des actions communautaires. « Le transfert sera bientôt fait au niveau des départements. Raison pour laquelle une séance de travail est prévue le vendredi 4 février avec tous les préfets », a-t-il déclaré. Pour le Directeur de Cabinet, cet atelier permettra de mieux organiser le déploiement contre la Covid-19 et de réorienter les actions en fonction des besoins propres à chaque département afin d’atteindre l’objectif fixé à la fin de la campagne.





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