Validation de l’année académique au Bénin : Le grand retour des apprenants, plus de peur que de mal

Arnaud DOUMANHOUN 12 mai 2020

« A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ». En reprenant le chemin des classes ce lundi 11 mai, le cœur à l’ouvrage, le sourire au coin des lèvres, ils ont choisi de s’assumer, de remplir leur mission, de déployer autant que nécessaire, toute énergie afin de combattre le mal. Montaigne disait : ‘’Qui craint de souffrir, souffre déjà de ce qu’il craint’’. En dépit de la menace du Covid-19, l’école béninoise a rouvert ses portes. Tôt dans la matinée de ce premier jour de la reprise, les apprenants ont pris d’assaut les salles de classe pour satisfaire à juste titre, leur faim de jouissance du savoir. Les congés de Pâques ont été anormalement longs du fait de la pandémie du Covid-19. Mais très vite, les ténèbres de l’incertitude générée par la peur d’être contaminé ont cédé place au réalisme. Le coronavirus se guérit. Il faudra vivre avec. Les gestes barrières sont préconisés à titre préventif notamment le lavage des mains, le port obligatoire de masques, le respect de la distanciation sociale.
Deux éléments essentiels sont notés au cours de cette première journée de retour dans les classes. En premier, l’engouement des parents et apprenants, ce qui témoigne du souci pour les uns et les autres de la validation de l’année académique. En second lieu, l’observance des mesures de préventions dans l’ensemble. La sensibilisation pour le moins qu’on puisse dire a donc porté ses fruits.
S’il est vrai que certains peinent à se mettre au pas, le tir peut être corrigé comptant sur la diligence des autorisés administratives des établissements scolaires. La grosse équation, c’est bien le respect de la distanciation sociale, autant dans les salles de classe au regard des effectifs que pendant les moments de récréation. C’est un véritable challenge. En attendant, on gagnerait à accélérer le processus de distribution de masques et du dispositif de lavage des mains. « La ne vie ne vaut rien, mais rien ne vaut la vie », disait André Malraux.





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