Violences basées sur le genre au Bénin : L’Ong Esam et autres Osc situent les responsabilités

Patrice SOKEGBE 26 février 2021

Malgré les différentes actions et répressions menées par les organisations de la société civile (Osc) et le gouvernement béninois contre les violences basées sur le genre, le mal persiste. Il y a lieu de changer de fusil d’épaule en vue d’attaquer le mal à la racine. Raison pour laquelle l’Ong Enfant solidaire d’Afrique et du monde (Esam), en collaboration avec le Réseau des Structures de Protection des Enfants en Situation Difficile (ReSPESD), avec l’appui de l’Unicef, a tenu mercredi dernier une conférence de presse nourrie d’un panel autour du thème : « Violence basées sur le genre à l’encontre des filles au Bénin : Acteur et responsabilités ». Sènou Carlos Wanou, Spécialiste en communication en Santé de la Reproduction et Changement Social de Comportement, les violences basées sur le genre sont une entorse aux normes sociales de vie commune, pré-établies amenant les auteurs à prendre en force les victimes au point de leur infliger une peine qui n’est pas de leur goût. Et si l’environnement juridique reste très hostile à toutes pratiques de violences notamment sur les filles, il n’effraie pas encore suffisamment les auteurs qui sont d’une indifférence aussi remarquable que coupable. « La dernière Enquête Démographique sur la Santé de la Population au Bénin (EDSB) renseigne que trois filles sur 10 (27% de la gent féminine) ont déjà connu une violence basée sur le genre à l’âge de 15ans », a-t-il dit. Plus loin, Sybile Houéton Ogoua, acteur de défense des droits de la femme et des enfants, précise que : « Sur une population d’environ 52% que sont les femmes au Bénin, 69% ont déclaré avoir subi des violences au moins une fois dans leur vie. Violences de tous ordres que ce soit physique comme morale selon une étude du Ministère de la Famille des Affaires Sociales en 2012. Ce qui a conduit à l’instauration de la loi N°2011-26 du 09 janvier 2012 Portant prévention et répression des violences faites aux femmes ». A en croire Mélaine Doukloui, Promotrice du Mouvement Femme et Action, ce phénomène interpelle les acteurs du monde social, ces gens qui œuvrent non seulement pour la protection des enfants mais aussi pour un changement social.





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