Comores – Gambie à la Can 2021 au Cameroun : Inspirantes leçons aux Ecureuils

Angelo DOSSOUMOU 25 janvier 2022

Héroïsme à la comorienne, combativité à la gambienne ! Première participation à une Can mais que du bonheur ! Ces deux exemples footballistiques tout droit sortis des prestations à la Can 2021 au Cameroun, il faut forcément les faire toucher du doigt aux joueurs de l’équipe nationale du Bénin, à leur prochain staff et même aux autorités en charge du sport. Car, faisant fi de leur statut de petit poucet, devant l’adversité du public et toutes les péripéties qu’elles soient liées à la Covid-19 ou autres, les Comores et la Gambie sans aucun complexe ont regardé les grands dans les yeux et peuvent être fiers de ce qu’ils ont accompli pour leur pays. A contrario, le Bénin après quatre participations à la Can n’a jamais réussi à gagner un match. D’ailleurs, durant leurs trois premières Can respectivement en 2004 en Tunisie, 2008 au Ghana et en 2010 en Angola, ils étaient des proies très faciles à croquer. Il a fallu la quatrième participation pour faire quelque peu vibrer les férus du cuir rond. Même là, dame chance a plus pesé que l’héroïsme, la combativité et la technicité qu’il urge désormais d’envier aux Cœlacanthes et aux Scorpions.
Pourtant, pour un baptême à la messe du football continental, ils avaient sur leur route le Maroc, la Tunisie, le Ghana, le Mali, la Guinée et le Cameroun. Malgré l’expérience et le vécu de ces équipes, ils n’ont pas été ridicules et ont su se mettre à la hauteur du défi. Que dire des moyens financiers de ces deux Etats pour accompagner leur onze national ? Rien à voir avec les budgets de participation mobilisés au Bénin pour des résultats médiocres. Plus intéressant, c’est le sens du sacrifice des joueurs de ces équipes prêts à sortir de leur poche, l’argent pour se payer leur billet d’avion pour rejoindre leur sélection et défendre les couleurs nationales. Certes, comparaison n’est pas raison. Mais, il faut souhaiter ce patriotisme au sein de nos équipes nationales. Pas des joueurs qui viennent en balade en équipe nationale et qui s’économisent sur la pelouse quand il s’agit de la patrie.
De déception en déception avec les Ecureuils du Bénin, il y a de quoi laisser couler des larmes de joie devant les prouesses des ambassadeurs des Comores et de la Gambie et souhaiter que les nôtres en fassent autant. Dans tous les cas, ce n’est pas trop leur demander que d’avoir à ce genre de compétition l’esprit résiliant et une détermination à toute épreuve. Seulement, il revient aux autorités sportives et au prochain staff technique de mettre de l’ordre dans la maison jaune et d’imprimer un dynamisme à l’instar de ceux des Cœlacanthes et des Scorpions. En principe, avec tous les moyens consentis pour tutoyer les sommets en ce qui concerne le football, impossible ne devrait plus être Béninois. Mais, pour cela, il faut que les Ecureuils aient vraiment faim et nourrissent des ambitions gargantuesques peu importe les adversaires qui se dresseront sur son chemin. La prochaine Can en Côte d’Ivoire en 2023 n’est plus loin. Malheur à ceux qui s’extasient devant les belles leçons des Comores et de la Gambie et qui ne s’en inspireront pas !





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