Qualification des Ecureuils du Bénin pour Egypte 2019 : Les grandes leçons

Ambroise ZINSOU 26 mars 2019

Passée l’euphorie de la qualification des Ecureuils du Bénin dimanche dernier après leur victoire (2-1) sur les Eperviers du Togo, il va falloir tirer les grands enseignements pour une meilleure participation de l’équipe. Après trois participations infructueuses avec pour performance un seul point en 9 rencontres, le Bénin devra revoir sa copie pour passer le premier tour en Egypte.

Le Bénin, avec la manière, a écarté le Togo dimanche dernier lors de la dernière rencontre des éliminatoires de la Can Egypte 2019 grâce à une victoire (2-1). Ainsi, il s’offre une quatrième Can après neuf ans de disette. Au-delà de la qualification, il faut maintenant tirer les grandes leçons et travailler pour une digne représentativité au pays des pharaons. Malgré ses trois participations à cette grand’messe continentale, le Bénin ne dispose pas d’une carte de visite impressionnante pour rivaliser avec ses futurs adversaires.

Une équipe en reconstruction
L’équipe du Bénin est actuellement en pleine reconstruction et présente depuis quelques mois un nouveau visage. Le retour de Michel Dussuyer sur le banc en tant que sélectionneur a apporté une plus-value au Onze national. Désormais, on note un savant dosage entre la nouvelle génération et l’ancienne finissante. Aujourd’hui, plusieurs jeunes sont en train de prendre progressivement l’étoffe de cadres au sein de cette équipe des Ecureuils du Bénin. Stéphane Sessegnon, Michaël Poté, Fabien Farnolle et bien d’autres joueront certainement leur dernière Can en Egypte. Ils vont passer la main à des jeunes qui prendront le relais. Mais avant, il va falloir que les jeunes puissent véritablement mériter. Le coach fait un travail formidable avec les maigres ressources humaines disponibles du moment. Avec un répertoire famélique de joueurs, Michel Dussuyer est obligé de colmater les brèches et de s’en contenter. La randonnée de sa dernière mission de prospection lui a permis d’enrôler Cèbio Soukou et Yannick Aguemon. A cela, il faut ajouter d’autres jeunes talents locaux qui font l’expérience de l’équipe A. Dans l’ensemble, l’équipe est en pleine mutation et l’entraîneur devra pouvoir la tourner à plein régime afin de disposer d’un effectif compétitif avant juin. Une mission qui s’annonce très compliquée puisqu’il faudra mettre à profit les journées Fifa.

Une équipe techniquement limitée

En l’absence de Stéphane Sessegnon suspendu pour les matches Gambie-Bénin et Bénin-Togo, l’équipe du Bénin a manqué d’un véritable régulateur, un métronome qui pourra donner du rythme au jeu en milieu de terrain. Dimanche dernier, l’équipe a joué très bas avec une défense à quatre et deux récupérateurs sans toutefois apporter la percussion dans le camp adverse. Il a manqué une courroie de transmission pour donner du punch aux attaquants qui étaient obligés de décrocher pour jouer en deuxième intention. Ce qui n’a pas permis à l’équipe de créer assez de difficultés à l’adversaire. Les statistiques sont hallucinantes et dénotent de ce que le team du Bénin n’est pas un foudre de guerre. Même si tactiquement l’équipe a fait preuve d’une discipline hors pair, elle a péché dans son apport technique à cause du niveau trop juste des joueurs. Donc, le travail qui reste est énorme si cette fois-ci on tient à faire une très bonne prestation. Des buts en attaque en passant par le milieu de terrain, le coach devra dédoubler les postes et ouvrir la concurrence au sein de l’équipe pendant le reste du temps de préparation. Ainsi, on pourra avoir une équipe compétitive, capable de rivaliser et de passer le premier, une performance jamais atteinte en trois participations.





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