Séance de travail avec les présidents des clubs de football : Le ministre Homéky dans la démarche de la professionnalisation du sport roi

Patrice SOKEGBE 9 septembre 2020

Le ministre des sports Oswald Homéky et le comité exécutif de la Fédération béninoise de football (Fbf), avec à sa tête Mathurin De Chacus, ont tenu vendredi dernier au siège de la fédération à Porto-Novo, une séance de travail avec les présidents des clubs de ligue 1, 2 et 3. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des réformes et orientations envisageables pour la professionnalisation du football béninois à partir de la saison 2020-2021. Au nombre des points abordés, figure celui relatif à la création imminente d’une société sportive avec l’implication des entreprises privées. Dans son intervention, Oswald Homéky pense que « Si on ne trouve pas un moyen d’impliquer le secteur privé, des gens qui travaillent et qui gagnent de l’argent, on ne s’en sortira plus d’un jour à l’autre ». C’est devenu donc une priorité d’impliquer le secteur privé dans la gestion des clubs professionnels. A ce sujet, après avoir échangé avec les chefs d’entreprises sur la question le 31 août dernier, le ministre Homéky a décidé de partager les idées, les réformes et orientations envisageables pour les clubs, ceci dans l’intérêt du football béninois. Ainsi, au cours de son exposé, le ministre des sports a fait une restitution de tout ce qui a été décidé avec les chefs d’entreprises. En effet, il a été demandé aux entreprises dans un premier temps, de consacrer une petite partie de leur chiffre d’affaires au financement du sport en général. Une manière de contraindre le secteur privé au financement du sport.
Dans un second temps, il a été demandé que les entreprises signent des conventions avec les clubs pour une gestion efficiente de ce dernier. « La société à le droit d’exploiter la partie professionnelle du club et la partie amateur (catégorie d’âge et football féminin) sera financée par la société sportive au profit de l’association qui en concerne l’exploitation », a-t-il poursuivi. Cependant, il est interdit aux associations sportives de se faire du profit dans ce modèle. Au cas où une entreprise ne s’affiliera pas à un club pour financement, elle sera obligée de payer une taxe. Plus aucun doute, le sort des entreprises privées en ce qui concerne le financement du sport est ainsi scellé, ils sont obligés de mettre la main à la pâte. « Aujourd’hui, nous sommes dans un modèle où c’est la bonne volonté des hommes passionnés à mobiliser les ressources qui fait la survie des clubs », a laissé entendre Homéky.





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