Transversale : Tout n’est pas rose !!!

La rédaction 28 août 2019

Sous le sceau de « Bénin Football Nouveau Départ », le bureau exécutif de la Fédération béninoise de football (Fbf) estampillé Mathurin de Chacus est à la croisée des chemins. Un an après le plébiscite, le nouvel « Homme fort » du football béninois et tout son comité exécutif au grand complet ont dressé samedi dernier lors d’une Assemblée générale ordinaire le bilan de 12 mois d’activités. Un bilan qui, à première vue semble séduisant. Le Bénin découvre la Can après neuf ans de disette. Cerise sur le gâteau, les Ecureuils ont atteint pour la première fois l’étape des quarts de finale. Mais avant la Can, le bureau exécutif de la Fbf s’est attelé à réussir l’organisation d’un championnat national sans anicroche assorti d’un ouf de soulagement pour les clubs. Bref, d’importants efforts ont été faits afin de redonner espoir aux acteurs, supporters, fans et sympathisants qui se désolaient de la gestion faite du sport roi béninois. Perçu comme le bureau exécutif des réformes, Mathurin de Chacus et les membres de son Comité ont de grands défis à relever. Le chantier est tellement vaste et les attentes énormes. Derrière le sourire, la joie et la sérénité qui se lisaient sur les visages se cachent les incertitudes des aficionados. Bien verni parce que supposé être à l’abri du besoin, Mathurin de Chacus doit réaliser des miracles pour sortir le football béninois qui avait touché le fond. Loin des diatribes, l’homme du 25 août 2018 snobe les goulots d’étranglement et continue son chemin. L’enthousiasme et le désir de bien faire amènent l’homme à prendre parfois sur lui des responsabilités qui engagent l’institution. Les annonces faites lors de la visite de Gianni Infantino, président de la Fifa au Bénin font rêver et hissent déjà le chantre de « Bénin Football Nouveau Départ » sur un piédestal hors normes. La réhabilitation du Centre d’excellence de Missérété et la construction de trois autres Centres que sont Abomey, N’Dali et Lokossa pour le compte de ce mandat sont des challenges sur lesquels il sera jugé au bout du rouleau. Séduit par ces annonces, le numéro 1 du football mondial avec beaucoup d’ironie déclarait : « Si en moins d’une journée on a eu toutes ces envies surtout entre Porto-Novo et Cotonou, j’imagine ce que cela va être si on passait des jours au Bénin ». Et la carte blanche donnée par les délégués (59 voix pour et 9 contres) lors de cette Assemblée générale pour « révoquer » les Commissions électorales et de recours n’est que chimère. Le bureau exécutif doit quitter les nuages pour s’attaquer aux réels problèmes qui entravent l’essor du sport roi béninois. La mise en place de la Direction technique nationale, la construction des gradins dans certains stades, la formation des encadreurs et des arbitres et la régularité d’un championnat national de qualité doivent être les grandes préoccupations du moment. Il en est de même pour les différentes Commissions spécialisées qui ont besoin d’un coup de fouet pour se mettre au travail. Il n’y a donc pas de temps à perdre ; il ne faut laisser nulle place où la main ne passe et repasse. Le chemin est encore long, parsemé d’embûches. Et tant qu’il reste à faire, c’est que rien n’est fait.





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